Archives de catégorie : Consommation

Bien préparer un thé froid avec Unami

Préparer un thé froid : la méthode UNAMI

Toutes les plantes, thés de toutes couleurs, natures ou aromatisés, rooibos, mélanges de fruits, mélanges d’épices, …peuvent se préparer « froid » ! certains sont mieux adaptés que d’autres, mais cela dépend essentiellement de votre goût.

Il existe plusieurs méthodes connues : – à froid directement dans l’eau froide, cela nécessite plus de thé et plusieurs heures au réfrigérateur, – à chaud, il faut attendre assez longtemps que la préparation refroidisse et souvent la préparation s’opacifie.

Prendre une bouteille de récupération en verre  (jus de fruit par exemple) bien propre

Surtout pas de plastique !

Nous allons préparer un litre de Lapin sur la Lune, mélange de fruits et plantes bio.

Vous allez le préparer comme à chaud : température, dosage, et temps d’infusion (c’est marqué sur l’étiquette !) souvent il est préférable de légèrement surdoser. Pour un litre il faut normalement 10g, vous pouvez mettre 15g comme dans notre exemple.

 

Nous allons préparer un « sirop » ou un « concentré » en recouvrant le mélange d’eau chaude : pour le Lapin sur la Lune : 95°C, 5 min de temps d’infusion.

 

Après les 5 min d’infusion, remplir la bouteille d’eau froide.

 

Bien mélanger.

 

Laisser le tout infuser entre 20 et 30 min selon les type de thés, plantes, …

 

Filtrer en utilisant un « chinois », passoire, dans un autre récipient, carafe dans notre exemple

 

Bien rincer la bouteille en verre ! ( rien ne vous empêche d’utiliser les « feuilles » « fruits » « plantes » une seconde fois à chaud)

 

Transférer de la carafe dans la bouteille en verre, vous constatez sur l’image qu’il manque la place des « feuilles » la bouteille doit être complétée par de l’eau froide.

 

Bien remplir la bouteille, à débordement ! pour éviter de l’air dans la bouteille, ce qui permet une meilleure conservation, plusieurs jours.

 

Mise en place de la capsule de la bouteille en verre et mettre au réfrigérateur. La préparation est consommable très rapidement, en moins d’une heure !

 

Et voilà le résultat ! vous pouvez agrémenter votre préparation de fruits, rondelles de citrons, … si vous souhaitez sucrer, n’utilisez, au moment de servir, que du sucre de canne liquide, sirop d’agave …bonne dégustation !

Retrouvez ici la sélection des thés d’UNAMI

 

Bien préparer son Matcha avec Unami

Issu du broyage des feuilles de tencha (plantation couverte comme le gyokuro), c’est le thé utilisé dans la cérémonie de thé. On peut le boire également quotidiennement. Celle belle qualité de matcha est destinée à faire l’usucha, le thé  » léger « , qui est battu à l’aide d’un fouet en bambou, le chasen, dans un bol, le chawan. Goût onctueux et légèrement amer.

Le Matcha, cette poudre de thé vert japonais, est obtenue à partir du broyage de feuilles de Tencha* auxquels on a ôté toutes les veines et les tiges, n’est pas infusée comme les autres thés, mais malaxée (Koicha) ou battue (Usucha). C’est le thé utilisé dans la cérémonie du thé, le sadô ou chadô, , mais il peut être, bien entendu, consommé au quotidien. D’ailleurs, le Matcha se prête aussi merveilleusement à la cuisine, ou à la préparation de boissons lactées, frappées … Le matcha se présente en une poudre fine, très volatile, que nous gardons au frais dans des réfrigérateurs préserver au maximum leur fraîcheur.

Le Matcha de haute qualité est d’un vert vif, et il est plus doux et sucré que ceux de qualité moindre. Il existe de la poudre spécifiquement destinée au Koicha, préparée à partir de petites feuilles. L’Usucha est obtenu à partir de plus grandes feuilles de thé. La première dégustation de matcha peut surprendre, surtout s’il s’agit de Koicha, car elle offre des sensations fort différentes que celles apportées par tout autre thé : le Matcha offre une liqueur concentrée d’un beau vert dense, une matérialité surprenante avec sa mousse légère qui anime la surface opaque. Il révèle en bouche un goût onctueux légèrement amer. Bref, une expérience unique dont on devient vite très amateur !

Tencha* Le Tencha est un thé « brut », à partir duquel on va fabriquer le Matcha. il est obtenu en plantation couverte comme le gyokuro, ses plants étant protégés su soleil à partir du moment ou deux ou trois feuilles sont sorties. Mais il est laissé plus longtemps que le Gyokuro. C’est donc un thé riche en théanine*. Comme les feuilles de gyokuro, après la cueillette les feuilles de tencha sont chauffées environ 20 secondes pour stopper le processus d’oxydation, puis séchées et refroidies sous l’effet d’une soufflerie. Ensuite, elles passent dans un four, où elles subissent un séchage sur des tapis roulants, d’abord à 200°C puis en descendant par paliers jusquà 80°C. Un dernier séchage à 60°C permet de ne plus laisser qu’environ 5% d’humidité dans les feuilles. Les parties tendres sont ensuite séparées des tiges et autres résidus. Le tencha est séché sans être roulé, contrairement aux autres thés verts. Au final, il présente un mélange de feuilles brisées vert sombre et clair, de formes irrégulières, comme de légers flocons, accompagnés de poussières. Sa liqueur est d’un jaune tirant vers le vert, pâle mais assez trouble. Il est rarement bu tel quel, étant destiné à être pulvérisé pour donner le matcha. Par contre, puisqu’il s’agit d’un thé de qualité produit de manière quasi-identique au gyokuro, il est agréable à manger. Sa douceur sans arrière-goût en fait un ingrédient très intéressant pour la cuisine.

Théanine* La Théanine est un acide aminé (maillon constitutif des protéines) spécifique au thé, présent surtout dans le thé vert et les jeunes feuilles, et représentant 1 à 2% du poids total de la feuille. Elle donne au thé sa douceur, son UMAMI, tandis que les Catéchines (les principaux tanins du thés vert) lui donnent son astringence.

Retrouvez ici la sélection des Matcha d’Unami

L’Ayurvéda au quotidien

Originaire de l’Inde, l’Ayurveda, ou médecine ayurvédique, est un système médical complet, tout comme le sont la médecine occidentale ou la Médecine traditionnelle Chinoise. Il est considéré comme le plus ancien système médical de l’histoire humaine. La tradition indienne fait remonter ses débuts à plus de 5 000 ans. Néanmoins, les écrits sur lesquels repose le savoir médical ayurvédique que nous connaissons aujourd’hui sont moins anciens, aux environs de 1 500 ans avant notre ère.

Peu connu en Occident, l’Ayurveda commence pourtant à susciter l’intérêt du public. L’approche résolument globale de la médecine ayurvédique compte sans doute pour beaucoup dans ce nouvel engouement. C’est le malade qui est soigné, non pas sa maladie. Ainsi, plusieurs personnes aux prises avec la « même » « maladie » seront traitées de façons fort différentes, selon leur constitution, l’origine de leur mal et les caractéristiques spécifiques de leur « mal ».

Un mélange d'épices bio favorisant la relaxation
Be Relax – mélange d’épices bio favorisant la relaxation

Le praticien ayurvédique cherche à guérir la personne en l’aidant à retrouver l’équilibre perdu, ce qui, selon l’Ayurveda, constitue la véritable cause de la maladie. On part du principe qui veut qu’un être en harmonie avec son environnement, et dont le mode de vie est équilibré sera naturellement heureux et en bonne santé. C’est lorsque cet équilibre est rompu qu’apparaît la maladie. Le praticien utilisera diverses techniques pour comprendre la nature de la personne, déceler les déséquilibres particuliers qui causent sa maladie et l’aider à retrouver son état naturel de bonheur et de santé.

En sanskrit, ayur signifie « vie » et véda, « connaissance ». L’Ayurveda est donc la science de la vie, tout comme la biologie, avec les mots grec bios, « vie » et logos, « connaissance ». Les Rishis, ces maîtres éclairés auxquels la tradition attribue les Védas (les écrits qui sont à l’origine de la religion hindoue et de l’Ayurveda), étaient d’abord et avant tout des philosophes. Ceux-ci, comme les philosophes de la Grèce antique, se considéraient comme des gnostiques. Ils croyaient qu’il est possible d’atteindre un état dans lequel on peut appréhender, avec sa conscience, la totalité de l’Univers. Cet état permettrait au corps de s’harmoniser avec « l’Être ultime », ce qui serait le chemin le plus sûr vers le bonheur et la santé.

Les tenants de l’Ayurveda considèrent que la personne est un microcosme de l’univers. Et tout ce qui existe dans l’univers serait constitué de 5 éléments fondamentaux : l’éther ou espace, l’air, le feu, l’eau et la terre. On retrouve ici les éléments présents également en médecine traditionnelle Chinoise. Ces 5 éléments se combinent pour former 3 forces fondamentales, les doshas (Vata, Pitta et Kâpha). L’équilibre et les interactions entre ces éléments déterminent la nature de chaque personne sur les plans physique, émotionnel, intellectuel et spirituel. La tridosha, ou l’équilibre relatif des 3 doshas entre eux, détermine donc la nature spécifique de chaque personne : sa prakriti ou constitution.

L’espace et l’air forment Vata, la force qui régit les mouvements biologiques et rythme le métabolisme : respiration, élimination, rythme cardiaque, échanges intracellulaires, système nerveux sympathique. Il siège dans le gros intestin, la vessie, les os, la peau, les oreilles et les cuisses. Sur le plan émotionnel, il s’exprime dans la joie, l’anxiété, la nervosité, la fraîcheur, la légèreté, la peur et la douleur.

Le feu forme Pitta, la force qui régit l’énergie physique, la digestion, l’absorption, l’assimilation. Il siège dans le foie, l’estomac, le pancréas, le duodénum, l’intestin grêle, la peau et les yeux. Sur le plan émotionnel, il s’exprime dans la colère, la jalousie, la haine, la violence.

Mélange d'épices bio favorisant l'équilibre féminin
Madame Rêve – Mélange d’épices bio favorisant l’équilibre féminin

L’eau et la terre forment Kâpha, la force structurante du corps, ce qui relie les divers éléments entre eux : le lubrifiant des articulations, l’humidité de la peau, la vitalité des divers tissus corporels, la force immunitaire, l’énergie du coeur et des poumons. Il siège dans la poitrine, la gorge, le cou, la nuque, la langue, l’hypothalamus, le nez, les tissus adipeux, les articulations, les fluides corporels. Sur le plan émotionnel, il s’exprime par l’amour, le pardon, la générosité, le courage, l’attachement, le calme, l’envie et l’avarice.

La constitution de chaque personne est caractérisée par une combinaison spécifique de ces 3 doshas. Suivant le ou les doshas qui dominent, on peut déterminer le type physique et psychologique auquel appartient le patient. La première tâche du praticien ayurvédique sera donc de déterminer la tridosha de son patient, ce qui fournira des indications précises sur la nature de la maladie et sur les stratégies de guérison indiquées.

Hier, les « guérisseurs » préparaient herbes et épices sous forme de tisanes pour la bonne santé des membres de la famille. La bouilloire remplaçait l’armoire à pharmacie que nous utilisons parfois trop aujourd’hui. Les infusions « ayurvédiques » que nous vous proposons peuvent être utilisées par tous les types de constitutions. Elles sont conçues pour prévenir les déséquilibres comme nous l’avons évoqué dans l’article, mais ne peuvent servir de base à une auto-médication sans avoir consulter, au préalable, votre médecin traitant.

 Jean-Benoît Bourrel pour UNAMI Maison de Thé

Avertissement : ces articles sont publiés à titre uniquement informatif et ne peuvent servir de base à une auto-médication. Consultez un professionnel de la santé avant toute utilisation à usage médical d’une des plantes présentées sur ce site.

Accommoder les restes avec du thé japonais !

L’ochazuke est un plat japonais dont les origines semblent remonter loin dans l’histoire, souvent préparé avec du thé japonais. Très simple mais délicieux, permettant de nombreuses variantes, il connaît actuellement un certain regain de popularité, avec même l’ouverture de restaurants qui lui sont consacrés.

La recette de base est on ne peut plus facile à suivre : il suffit de verser sur un bol de riz de l’eau chaude ou plus généralement, comme son nom l’indique, du thé (vert le plus souvent, par exemple du genmaicha, mais on peut également utiliser du hôjicha). On peut ajouter des umeboshi (prunes en saumure), du sésame (noir ou blanc), du saumon grillé (généralement émietté), des morceaux de dorade, des œufs de poisson, des petits morceaux d’algue nori… et un peu de wasabi pour relever. Bref, une recette rapide, légère et saine, qui permet de réutiliser de manière savoureuse les restes d’un repas, un surplus de riz, de poisson… qui permet aussi par exemple de dîner léger après un déjeuner copieux !

Shigeta Genmaicha
Shigeta Genmaicha par UNAMI Maison de Thé

Dans le dialecte de Kyôto, l’ochazuke est appelé bubuzuke. Mais attention, lorsqu’un Kyôtoïte propose à un convive de manger du bubuzuke à la fin d’un repas, il y a de fortes chances que cela signifie que l’invité est resté assez longtemps. Une manière polie de lui demander de partir en quelque sorte !

Thé parfumé ou thé aromatisé ?

Thé aromatisé et thé parfumé.

Voici deux appellations fréquemment confondues, mais dont les différences sont pourtant non négligeables. Il est même fondamental de faire la distinction. Voici donc un petit explicatif : 

Quelle que soit sa famille (blanc, vert, noir…), un thé  » nature  » délivre un parfum composé de substances aromatiques naturelles. C’est un peu comme on dit d’un vin qu’il a un  » nez de framboise  » ou une  » note fruitée « .

Il est aisé de parfumer un thé  » nature « , car il capte facilement les odeurs auxquelles il est exposé. Les thés parfumés aux fleurs sont une tradition asiatique, le choix des fleurs variant selon les saisons. Le thé parfumé aux fleurs le plus célèbre étant bien sûr le thé au jasmin.

Nos " perles de jasmin "
Nos  » perles de jasmin « 

Un thé  » aromatisé  » est pour sa part un thé auquel on a ajouté une substance aromatique ! Très répandus en Occident, les thés aromatisés sont d’ailleurs appelés au Japon  » thés à la française  » ! La France et l’Allemagne ont en effet été des pionnières dans l’élaboration des thés aromatisés, aux cours des années 1960-1970, période qui a vu le développement des arômes alimentaires. De nombreuses combinaisons sont possibles, avec des morceaux de fruits, d’épices, d’algues…

AstreRose

Pour produire des thés aromatisés de qualité, on pulvérise dans un tambour rotatif des arômes issus de matières premières naturelles, sous forme d’essences, de concentrés ou d’huiles essentielles. Il est également possible de  » synthétiser  » les arômes naturels, en particulier ceux des fruits, plus difficiles à extraire naturellement en raison de leur importante teneur en eau ; ces arômes de synthèse reproduisent fidèlement le parfum principal des arômes naturels, mais ils sont moins complexes et moins complets. Il ne faut pas les confondre avec les arômes artificiels, dont le but est d’amplifier fortement l’arôme principal que l’on veut reproduire. Comme pour un parfum, la réussite d’un bon thé aromatisé passe donc par un équilibre délicat entre les divers composants qui le constituent. Des pétales de fleurs, des zestes, des épices ou des pelures de fruits peuvent être ajoutés, à la fois pour le plaisir de l’œil et pour renforcer le goût.

Année après année, la Maison de thé UNAMI vous propose une sélection de thés aromatisés d’excellente qualité.

MerryChristmas

 

Boire du thé pour les lendemains de fête difficiles…

Les repas de famille ou entre amis, en particulièrement en cette fin d’année, peuvent être synonymes de lendemains difficiles et de réveils douloureux. En quoi le thé peut-il contribuer à atténuer les effets négatifs de ces excès et à éviter le  » mal aux cheveux » ?

Tout d’abord, dans de tels cas il est important de s’hydrater largement. Cela contribue à évacuer l’alcool, les toxines, les graisses accumulés. Evidemment, il convient d’éviter boissons trop sucrées ou, justement, de boire encore de l’alcool.  Le café est à éviter également, car il peut être difficile à supporter pour le foie, mais l’eau, le bouillon, les jus de fruits, certaines tisanes et infusions, et le thé seront parfaits. Le thé est sans aucun doute plus agréable à boire qu’un simple verre d’eau, et certains thés, comme les thés wulong, sont en outre particulièrement renommés pour leurs qualités digestives.

Le thé a aussi l’avantage de donner de l’énergie, de clarifier l’esprit, mais de manière moins immédiate que le café. L’effet du thé est plus progressif, et donc plus intéressant sur le long terme.

Alors, en ces lendemains de fêtes, à vos théières !

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Du thé de Noël, une bonne idée cadeau !

En quête d’une idée de cadeau savoureuse et originale ? Pourquoi pas un thé de Noël aux parfums épicés ?

Noël approche, les maisons et villes se parent de lumières et décorations festives, les cuisiniers sont affairés à préparer de délicieux plats et desserts… souvent généreusement arrosés de bulles pétillantes. Mais le thé aussi peut participer largement à l’esprit de Noël, et peut constituer une excellente idée de cadeau pour les amateurs. Et même si le temps est plutôt clément cette année, quel plaisir d’accompagner une pause-goûter ou de terminer un repas copieux par un délicieux thé de Noël bien chaud, aux saveurs épicées.

Unami a ainsi imaginé pour vous cette année un mélange de Noël dans la  » tradition « . Il s’agit d’une base de thé noir délicatement épicée avec de la cannelle, de l’orange et une légère touche de clous de girofle. Un vrai thé de Noël, comme le clame parfaitement son nom : Merry Christmas!

Les amateurs de thé vert ne sont toutefois pas oubliés, avec notre mélange Etoile filante, une base de thé vert délicieusement agrémentée d’écorces d’orange, de cardamome, de vanille, de clous de girofle, de bleuet, et de souci.

Alors, que vous soyez plutôt thé vert ou noir, nous vous souhaitons à tous un très joyeux Noël et de belles fêtes de fin d’année !

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Conserver le thé

On trouve en boutique de ravissants contenants pour le thé, dans des formes, tailles et matières variés. Outre leur aspect esthétique, ils ont évidemment pour but de conserver le thé dans les meilleures conditions, à l’abri de la lumière et de l’humidité et de l’air.  Sous le couvercle des boîtes, on trouve souvent un second couvercle intérieur, hermétique et plat, qui permet une protection optimale, ou des « doubles couvercles » qui « chassent » efficacement l’air.

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Le thé peut sans problème se garder plus d’un an s’il est placé dans un emballage bien hermétique. La législation (française !) prévoit une D.L.U.O. (date limite d’utilisation optimale) de deux ans, à ne pas confondre avec une date de péremption !  Il n’y a pas véritablement de date limite de consommation pour le thé ou les plantes. Dans tous les cas, il est préférable d’acheter votre thé en petites quantités, surtout les grands crus, afin de ne pas les laisser traîner trop longtemps. Il vaut mieux consommer les thés parfumés dans l’année, les arômes s’estompant avec le temps. Pour certains types de thés verts, ou pour des wulong peu oxydés (qui se présentent souvent sous forme de « perles »), il est même recommandé une consommation dans les six à huit mois qui suivent la récolte. Les wulong en général (hormis ceux déjà cités bien sûr) pourront se conserver aisément plus longuement que d’autres thés et certains grands crus de cette famille peuvent même vieillir pendant plusieurs années,. De même que certains thés sombres Chinois comme les Pu’Er, dont le goût et les propriétés santé évoluent avec le temps. Sous emballage scellé (voir ci-dessous un emballage sous vide d’azote), les grands thés verts, notamment les meilleurs gyokuro, gagnent en douceur.

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Si vous avez suffisamment de quantité d’un thé de qualité pour plusieurs semaines de dégustation, vous pourrez le mettre au frais, dans le bac à légumes de votre réfrigérateur, mais en le laissant bien dans son emballage d’origine et dans une boîte hermétique qui l’isolera des odeurs des autres aliments conservés, auxquelles le thé est très sensible.  Avant de consommer du thé ainsi conservé au froid, il sera également souhaitable de le laisser poser quelques minutes à température ambiante dans son emballage encore fermé. En effet, si le paquet est ouvert trop vite, une condensation aura lieu, et pourrait gâcher le produit.

Il est recommandé également de vider entièrement le contenu d’une boîte de thé avant d’en remettre du frais, afin de ne pas conserver des fonds trop « vieillis ». Si le thé est acheté en grande quantité, il vaut donc mieux le diviser en paquets plus petits, qui seront soigneusement fermés en attendant d’être utilisés.

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L’anis, un goût unique

L’anis vert, au goût unique, (Pimpinella anisum) est une plante vivace annuelle ou bisannuelle, de la famille des apiacées. Ces noms communs sont : anis vert, anis, anis cultivé, anis musqué, anis officinal, anis sucré, boucage, pimpinelle, pimpinelle anisée, pimprenelle d’Egypte, rattrape-mari Il pousse jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Originaire de Turquie, il pousse en Europe du Sud et en Amérique du Sud, et  était déjà reconnu dans l’Antiquité pour ses propriétés digestives. En outre, son goût particulier en fait un ingrédient culinaire très prisé et un favori des thés parfumés et mélanges de plantes à infuser.

De nombreuses vertus…

C’est à l’automne qu’a lieu la récolte d’anis, dont on utilise les graines et l’huile essentielle. Outre ses propriétés apaisantes pour le système digestif, l’anis est efficace contre la toux ou pour lutter contre les symptômes du rhume. Il est également antibactérien, galactagogue, antispasmodique et stimulant, efficace aussi pour soulager la cystite, pour prévenir les calculs, contre les rhumatismes, l’arthrite, l’arthrose et la goutte. On lui prête aussi un léger effet anti-allergique (en cas de rhume des foins). En usage externe, son huile essentielle est efficace contre les poux.

LaGrandeOurse
La Grande Ourse contient de l’anis

et quelques précautions d’emploi

Il faut néanmoins savoir que certaines personnes peuvent être allergiques à l’anis vert ou à l’anéthol (qui peut par ailleurs passer dans le lait, donc les femmes allaitant doivent impérativement demander à leur médecin). Par ailleurs, l’anis vert est contre-indiqué pour les femmes enceintes et les personnes asthmatiques, et déconseillé pour les enfants de moins de douze ans. Il faut également éviter de consommer de l’anis vert en même temps qu’un traitement anticoagulant.

Avertissement : ces articles sont publiés à titre uniquement informatif et ne peuvent servir de base à une auto-médication. Consultez un professionnel de la santé avant toute utilisation à usage médical d’une des plantes présentées sur ce site.

Le cynorhodon, une plante poil à gratter !

Le cynorhodon (ou cynorrhodon, ou encore « gousson ») est le fruit du rosier et de l’églantier, plus exactement le faux-fruit.  Le terme cynorhodon vient du grec kunorhodon, qui signifie « rose de chien », un nom étrange inspiré par les propriétés attribuées à la racine de l’églantier dans la lutte contre la rage.

Fruit ou faux-fruit ?

Les fruits proprement dits du rosier sont en fait des akènes situés à l’intérieur du cynorhodon. Il y en a généralement entre vingt et trente, chacun contenant une graine. Ils deviennent comestibles quand ils sont blets, mais sont assez astringents, acides, et leurs poils sont irritants. Le cynorhodon lui-même a un aspect charnu, une forme ovoïde allongée, ouverte au sommet et plus ou moins globuleuse. Il prend une couleur rouge orangé quand il est à maturité, vers octobre-novembre dans l’hémisphère nord.

Grâce à sa résistance hivernale (il peut rester accroché au plant tout l’hiver) et ses nombreuses vertus, le cynorhodon a constitué un allié précieux dans l’alimentation de bien des peuplades sur la planète. Chez les Esquimaux d’Alaska, il servait ainsi à la préparation d’une sorte de pudding, sa pulpe étant écrasée avec de l’huile de phoque, de l’eau et du sucre ; ou bien, on incorporait les baies à un plat de queues de saumon pré-mastiquées puis séchées.

Une plante poil-à-gratter mais néanmoins riche en vertus

Le cynorhodon contient des poils qui doivent être soigneusement enlevés car ils sont très irritants pour la peau et les muqueuses. Il peuvent même fournir du poil à gratter ! Mais le cynorhodon se fait vite pardonner car il est aussi riche en vitamines C (vingt fois plus que les agrumes !), B et PP, en provitamine A, en sels minéraux. Il contient aussi des sucres (saccharose, lévulose). Dans les remèdes populaires, le cynorhodon est fréquemment employé, notamment contre les diarrhées, l’asthénie… Les herboristes préconisent les poils de cynorhodons, pris à jeun enrobés dans du miel, pour venir à bout des ascaris.

Le fruit de l’églantier s’utilise surtout cuit, en confitures (notamment en Alsace), en gelées, en marmelade, en sirops et liqueurs… Le cynorhodon se grignote quand il est suffisamment mou que la pulpe sorte tandis que les poils et les pépins restent dans la peau. Les pépins peuvent servir pour des décoctions.

Le cynorhodon est également largement utilisé pour la préparation de boissons diverses. Séché et réduit en poudre, il sert pour l’obtention de tisanes, et on peut également en faire de la bière ou du vin. En Suède, le cynorhodon est à la base du nyponsoppa, littéralement soupe de cynorrhodon, un dessert souvent servi avec du lait et de la crème ou de la glace à la vanille. En Arménie, on boit le jus du cynorhodon et, en Tchétchénie, il sert à la préparation de thé.

Une plante donc à la fois à prendre avec des pincettes mais également amie de l’organisme ! Unami l’a incorporée dans diverses compositions comme le mélange sérénité, dans son Jardin extraordinaire et dans son Tigre volant, allié de la circulation.

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Sérénité une tisane relaxante au Cynorhodon

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