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Le Thé dans la Médecine Traditionnelle

La médecine traditionnelle d’origine chinoise, dit kampô ou kanpô, connait encore de beaux jours au Japon et est encore scrupuleusement suivie par de nombreux Japonais, même si les drugstores vendant des médicaments à l’occidentale et les cliniques de médecine moderne ont envahi les villes. Importée dans l’archipel à partir du VIIe siècle, la science médicinale chinoise s’y est implantée fermement, et a connu un développement particulier, mettant l’accent sur l’usage des plantes.

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Une médecine vegan

Le nom kampô pourrait être traduit par  » méthode chinoise « , et le terme a été défini à la fin de l’époque Edo, afin de démarquer clairement cette approche médicinale de la médecine occidentale, dite rampō (littéralement  » médecine hollandaise « , les Hollandais étant alors les seuls Européens autorisés à commercer et résider au Japon).

Très contrôlée, obéissant à des règles strictes et  » approuvée  » par le Ministère japonais de la santé qui rembourse certains de ses produits, la médecine kampô a toujours la confiance de bien des Japonais, qui se tournent vers elle pour trouver des solutions de fonds à leurs soucis de santé, ou par méfiance envers les composés chimiques et industriels de la pharmacopée occidentale. A une époque où la cruauté envers les animaux et le végétarisme gagnent de plus en plus de terrain dans le monde, le kampô peut également se vanter d’être naturellement vegan,  n’incorporant aucun composant d’origine animale, à la différence de sa grande soeur la médecine traditionnelle chinoise.

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Le thé, un médicament qui traverse les siècles

Les feuilles de Camellia Sinensis font partie de la liste officielle des plantes autorisées officiellement dans le kampô. Il faut dire que, dès l’origine, les propriétés santé du thé ont été connues. Eisai (1141-1215), le moine à qui l’on doit l’implantation durable du thé au Japon, a d’ailleurs vanté ces vertus dans un traité au nom révélateur, le Kissa Yôjôki (traité sur les effets de la consommation de thé pour la santé). Eisai, tirant probablement ses sources de ses années d’études en Chine, considérait tout bonnement le thé comme un véritable  » élixir de vie  » aux nombreuses vertus, notamment pour le coeur.

Cette confiance dans les propriétés bénéfiques du thé pour la santé ne s’est pas démenti avec les siècles, et des chercheurs de la région de Shizuoka, la plus grosse productrice de thé au Japon, se penchent sur l’action favorable du thé dans les traitements de maladies diverses, en particulier du cancer de l’estomac, la région étant la moins touchée par ce qui est la forme la plus répandue de cancer au Japon.

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Loin d’être uniquement une boisson détente, le thé joue donc au Japon divers rôles, tous d’importance, même si les jeunes Japonais ont malheureusement tendance à l’oublier. Boisson spirituelle, profondément liée au chanoyu et au zen, le thé est aussi un compagnon santé à l’efficacité prouvée. Nul doute que les résultats des recherches actuelles ne feront que continuer à confirmer les intuitions des maîtres anciens de la Chine et du Japon et prouver encore et encore tout l’intérêt de consommer du thé !

La sélection des thés Japonais d’UNAMI

Valérie Douniaux pour UNAMI Maison de Thé

L’Ayurvéda au quotidien

Originaire de l’Inde, l’Ayurveda, ou médecine ayurvédique, est un système médical complet, tout comme le sont la médecine occidentale ou la Médecine traditionnelle Chinoise. Il est considéré comme le plus ancien système médical de l’histoire humaine. La tradition indienne fait remonter ses débuts à plus de 5 000 ans. Néanmoins, les écrits sur lesquels repose le savoir médical ayurvédique que nous connaissons aujourd’hui sont moins anciens, aux environs de 1 500 ans avant notre ère.

Peu connu en Occident, l’Ayurveda commence pourtant à susciter l’intérêt du public. L’approche résolument globale de la médecine ayurvédique compte sans doute pour beaucoup dans ce nouvel engouement. C’est le malade qui est soigné, non pas sa maladie. Ainsi, plusieurs personnes aux prises avec la « même » « maladie » seront traitées de façons fort différentes, selon leur constitution, l’origine de leur mal et les caractéristiques spécifiques de leur « mal ».

Un mélange d'épices bio favorisant la relaxation
Be Relax – mélange d’épices bio favorisant la relaxation

Le praticien ayurvédique cherche à guérir la personne en l’aidant à retrouver l’équilibre perdu, ce qui, selon l’Ayurveda, constitue la véritable cause de la maladie. On part du principe qui veut qu’un être en harmonie avec son environnement, et dont le mode de vie est équilibré sera naturellement heureux et en bonne santé. C’est lorsque cet équilibre est rompu qu’apparaît la maladie. Le praticien utilisera diverses techniques pour comprendre la nature de la personne, déceler les déséquilibres particuliers qui causent sa maladie et l’aider à retrouver son état naturel de bonheur et de santé.

En sanskrit, ayur signifie « vie » et véda, « connaissance ». L’Ayurveda est donc la science de la vie, tout comme la biologie, avec les mots grec bios, « vie » et logos, « connaissance ». Les Rishis, ces maîtres éclairés auxquels la tradition attribue les Védas (les écrits qui sont à l’origine de la religion hindoue et de l’Ayurveda), étaient d’abord et avant tout des philosophes. Ceux-ci, comme les philosophes de la Grèce antique, se considéraient comme des gnostiques. Ils croyaient qu’il est possible d’atteindre un état dans lequel on peut appréhender, avec sa conscience, la totalité de l’Univers. Cet état permettrait au corps de s’harmoniser avec « l’Être ultime », ce qui serait le chemin le plus sûr vers le bonheur et la santé.

Les tenants de l’Ayurveda considèrent que la personne est un microcosme de l’univers. Et tout ce qui existe dans l’univers serait constitué de 5 éléments fondamentaux : l’éther ou espace, l’air, le feu, l’eau et la terre. On retrouve ici les éléments présents également en médecine traditionnelle Chinoise. Ces 5 éléments se combinent pour former 3 forces fondamentales, les doshas (Vata, Pitta et Kâpha). L’équilibre et les interactions entre ces éléments déterminent la nature de chaque personne sur les plans physique, émotionnel, intellectuel et spirituel. La tridosha, ou l’équilibre relatif des 3 doshas entre eux, détermine donc la nature spécifique de chaque personne : sa prakriti ou constitution.

L’espace et l’air forment Vata, la force qui régit les mouvements biologiques et rythme le métabolisme : respiration, élimination, rythme cardiaque, échanges intracellulaires, système nerveux sympathique. Il siège dans le gros intestin, la vessie, les os, la peau, les oreilles et les cuisses. Sur le plan émotionnel, il s’exprime dans la joie, l’anxiété, la nervosité, la fraîcheur, la légèreté, la peur et la douleur.

Le feu forme Pitta, la force qui régit l’énergie physique, la digestion, l’absorption, l’assimilation. Il siège dans le foie, l’estomac, le pancréas, le duodénum, l’intestin grêle, la peau et les yeux. Sur le plan émotionnel, il s’exprime dans la colère, la jalousie, la haine, la violence.

Mélange d'épices bio favorisant l'équilibre féminin
Madame Rêve – Mélange d’épices bio favorisant l’équilibre féminin

L’eau et la terre forment Kâpha, la force structurante du corps, ce qui relie les divers éléments entre eux : le lubrifiant des articulations, l’humidité de la peau, la vitalité des divers tissus corporels, la force immunitaire, l’énergie du coeur et des poumons. Il siège dans la poitrine, la gorge, le cou, la nuque, la langue, l’hypothalamus, le nez, les tissus adipeux, les articulations, les fluides corporels. Sur le plan émotionnel, il s’exprime par l’amour, le pardon, la générosité, le courage, l’attachement, le calme, l’envie et l’avarice.

La constitution de chaque personne est caractérisée par une combinaison spécifique de ces 3 doshas. Suivant le ou les doshas qui dominent, on peut déterminer le type physique et psychologique auquel appartient le patient. La première tâche du praticien ayurvédique sera donc de déterminer la tridosha de son patient, ce qui fournira des indications précises sur la nature de la maladie et sur les stratégies de guérison indiquées.

Hier, les « guérisseurs » préparaient herbes et épices sous forme de tisanes pour la bonne santé des membres de la famille. La bouilloire remplaçait l’armoire à pharmacie que nous utilisons parfois trop aujourd’hui. Les infusions « ayurvédiques » que nous vous proposons peuvent être utilisées par tous les types de constitutions. Elles sont conçues pour prévenir les déséquilibres comme nous l’avons évoqué dans l’article, mais ne peuvent servir de base à une auto-médication sans avoir consulter, au préalable, votre médecin traitant.

 Jean-Benoît Bourrel pour UNAMI Maison de Thé

Avertissement : ces articles sont publiés à titre uniquement informatif et ne peuvent servir de base à une auto-médication. Consultez un professionnel de la santé avant toute utilisation à usage médical d’une des plantes présentées sur ce site.

Du thé pour bien digérer ?

Comment bien digérer ? la médecine asiatique attribue traditionnellement au thé un rôle efficace dans la digestion, que semblent confirmer les recherches scientifiques. Voilà donc une bonne raison supplémentaire de terminer son repas par un thé.

On connaissait d’ailleurs déjà depuis longtemps en Europe les propriétés digestives de certaines infusions (camomille, thym, sauge, menthe, verveine, anis étoilé…), il semble donc qu’on puisse désormais ajouter le thé à l’éventail des choix possibles. Mais quel thé choisir ?

Le thé wulong (oolong), partiellement oxydé, est réputé en Chine pour ses propriétés digestives et a en outre l’avantage d’être moins riche en théine que le thé vert. Il est donc souvent offert au cours du repas. Il a en outre des propriétés antiseptiques légères.

On retrouve des qualités assez proches chez le hôjicha japonais, un thé vert grillé, ce qui diminue son taux de théine et le rend accessible à tous et consommable le soir sans risque de difficulté d’endormissement. Les restaurants japonais ont pour coutume de l’offrir en fin de repas à leurs clients ; il sera parfois remplacé par un sobacha (infusion de sarrasin grillé) dans les restaurants de nouilles soba, le sobacha pouvant aussi être un allié efficace de la digestion, car le sarrasin est notamment réputé  pour renforcer le système digestif, le métabolisme des liquides de l’organisme, réduire la diarrhée… Il connait aussi une vogue actuellement car il est dénué de gluten, mais attention de vérifier que les soba sont 100% sarrasin, elles peuvent parfois être constituées de mélange sarrasin-blé.

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Nous ne pouvons pas aborder le sujet des repas sans parler du Pu’Er 普洱l, le fameux représentant des thés sombres Chinois (appelés thés noirs heicha 黑茶 par les Chinois) qui est produit dans le sud de la province chinoise du Yunnan.  Il existe toutes sortes de Pu’er dont la matière première provient de théiers en culture ou bien cueillis sur des arbres « sauvages », en vrac ou compressés en galette,  brique, nid, coloquinte, … muris lentement au cours d’un long processus de maturation naturelle, ou post-fermentés artificiellement comme on le ferait pour un compost. Les Chinois aiment bien manger et bien boire dans des banquets, souvent interminables qui se terminent par l’absorption de Pu’Er… Selon la médecine traditionnelle chinoise, il faciliterait le métabolisme des graisses et dissiperait les vapeurs de l’alcool … donc faciliterait la digestion !

Brique de Pu’er

Enfin, il est intéressant de savoir que le fait de boire du thé vert après les repas réduit les risques d’empoisonnement alimentaire d’origine bactérienne, de caries dentaires et de gingivite. Cela permet également de lutter contre l’halitose (mauvaise haleine). Enfin, le thé diminue l’absorption du fer contenue dans les végétaux (effet chélateur) ; les personnes végétariennes, qui ne consomment que ce type de fer, les personnes anémiées et les femmes enceintes doivent ainsi demeurer vigilantes et éviter de consommer le thé en même temps que le repas.

Valérie Douniaux  et Jean-Benoît Bourrel

La préparation du matcha

Le matcha est un thé unique de par son goût et son mode de préparation, développé en Chine, mais rapidement abandonné sur le continent alors qu’il allait connaître une gloire durable au Japon, en particulier dans le cadre du Chanoyu.

Chanoyu ustencils

En quoi le matcha est-il donc différent des autres thés ? Alors que les thés comme nous les connaissons actuellement sont infusés, le matcha, qui consiste en une poudre de thé vert, est battu ou malaxé dans un bol avec un peu d’eau, à l’aide d’un fouet, offrant un breuvage plus ou moins mousseux selon les écoles, à la belle couleur d’un vert de jade et à la saveur absolument unique.

Les étapes de préparation :

Chauffer le bol (Chawan) et le fouet de bambou (Chasen) en plaçant le fouet dans le bol et en versant dessus un peu d’eau chaude. Ceci aura également pour effet d’assouplir le fouet.

Laisser reposer une minute environ, puis jeter l’eau. Sécher le fond du bol, pour éviter d’humidifier et de rendre pâteuse la poudre qui va être ensuite placée dans le bol.

Mettre la poudre dans le bol, en comptant environ deux à trois volumes de chashaku (spatule spécifiquement destinée au matcha, équivalant à environ une demi cuiller à café). Tapoter pour tamiser le fond du bol.

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Chasaku et son étui

Verser de l’eau (environ 7 cl) bouillie puis redescendue à environ 70 – 80°. Fouetter d’une main, en tenant le bol de l’autre main. Fouetter en dessinant un M, d’abord lentement mais avec force le fond du bol pour bien faire disparaître les grumeaux, puis lever un peu le fouet et fouetter vivement mais avec légèreté le liquide jusqu’à ce qu’une mousse légère apparaisse à la surface, puis sortir le fouet délicatement par le centre.

 Une petite astuce : il est plus aisé d’obtenir une fine et dense mousse en se tenant en hauteur par rapport au bol.

L'Usucha, le thé matcha léger
L’Usucha, le thé matcha léger

Boire du thé pour les lendemains de fête difficiles…

Les repas de famille ou entre amis, en particulièrement en cette fin d’année, peuvent être synonymes de lendemains difficiles et de réveils douloureux. En quoi le thé peut-il contribuer à atténuer les effets négatifs de ces excès et à éviter le  » mal aux cheveux » ?

Tout d’abord, dans de tels cas il est important de s’hydrater largement. Cela contribue à évacuer l’alcool, les toxines, les graisses accumulés. Evidemment, il convient d’éviter boissons trop sucrées ou, justement, de boire encore de l’alcool.  Le café est à éviter également, car il peut être difficile à supporter pour le foie, mais l’eau, le bouillon, les jus de fruits, certaines tisanes et infusions, et le thé seront parfaits. Le thé est sans aucun doute plus agréable à boire qu’un simple verre d’eau, et certains thés, comme les thés wulong, sont en outre particulièrement renommés pour leurs qualités digestives.

Le thé a aussi l’avantage de donner de l’énergie, de clarifier l’esprit, mais de manière moins immédiate que le café. L’effet du thé est plus progressif, et donc plus intéressant sur le long terme.

Alors, en ces lendemains de fêtes, à vos théières !

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L’anis, un goût unique

L’anis vert, au goût unique, (Pimpinella anisum) est une plante vivace annuelle ou bisannuelle, de la famille des apiacées. Ces noms communs sont : anis vert, anis, anis cultivé, anis musqué, anis officinal, anis sucré, boucage, pimpinelle, pimpinelle anisée, pimprenelle d’Egypte, rattrape-mari Il pousse jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Originaire de Turquie, il pousse en Europe du Sud et en Amérique du Sud, et  était déjà reconnu dans l’Antiquité pour ses propriétés digestives. En outre, son goût particulier en fait un ingrédient culinaire très prisé et un favori des thés parfumés et mélanges de plantes à infuser.

De nombreuses vertus…

C’est à l’automne qu’a lieu la récolte d’anis, dont on utilise les graines et l’huile essentielle. Outre ses propriétés apaisantes pour le système digestif, l’anis est efficace contre la toux ou pour lutter contre les symptômes du rhume. Il est également antibactérien, galactagogue, antispasmodique et stimulant, efficace aussi pour soulager la cystite, pour prévenir les calculs, contre les rhumatismes, l’arthrite, l’arthrose et la goutte. On lui prête aussi un léger effet anti-allergique (en cas de rhume des foins). En usage externe, son huile essentielle est efficace contre les poux.

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La Grande Ourse contient de l’anis

et quelques précautions d’emploi

Il faut néanmoins savoir que certaines personnes peuvent être allergiques à l’anis vert ou à l’anéthol (qui peut par ailleurs passer dans le lait, donc les femmes allaitant doivent impérativement demander à leur médecin). Par ailleurs, l’anis vert est contre-indiqué pour les femmes enceintes et les personnes asthmatiques, et déconseillé pour les enfants de moins de douze ans. Il faut également éviter de consommer de l’anis vert en même temps qu’un traitement anticoagulant.

Avertissement : ces articles sont publiés à titre uniquement informatif et ne peuvent servir de base à une auto-médication. Consultez un professionnel de la santé avant toute utilisation à usage médical d’une des plantes présentées sur ce site.

Le cynorhodon, une plante poil à gratter !

Le cynorhodon (ou cynorrhodon, ou encore « gousson ») est le fruit du rosier et de l’églantier, plus exactement le faux-fruit.  Le terme cynorhodon vient du grec kunorhodon, qui signifie « rose de chien », un nom étrange inspiré par les propriétés attribuées à la racine de l’églantier dans la lutte contre la rage.

Fruit ou faux-fruit ?

Les fruits proprement dits du rosier sont en fait des akènes situés à l’intérieur du cynorhodon. Il y en a généralement entre vingt et trente, chacun contenant une graine. Ils deviennent comestibles quand ils sont blets, mais sont assez astringents, acides, et leurs poils sont irritants. Le cynorhodon lui-même a un aspect charnu, une forme ovoïde allongée, ouverte au sommet et plus ou moins globuleuse. Il prend une couleur rouge orangé quand il est à maturité, vers octobre-novembre dans l’hémisphère nord.

Grâce à sa résistance hivernale (il peut rester accroché au plant tout l’hiver) et ses nombreuses vertus, le cynorhodon a constitué un allié précieux dans l’alimentation de bien des peuplades sur la planète. Chez les Esquimaux d’Alaska, il servait ainsi à la préparation d’une sorte de pudding, sa pulpe étant écrasée avec de l’huile de phoque, de l’eau et du sucre ; ou bien, on incorporait les baies à un plat de queues de saumon pré-mastiquées puis séchées.

Une plante poil-à-gratter mais néanmoins riche en vertus

Le cynorhodon contient des poils qui doivent être soigneusement enlevés car ils sont très irritants pour la peau et les muqueuses. Il peuvent même fournir du poil à gratter ! Mais le cynorhodon se fait vite pardonner car il est aussi riche en vitamines C (vingt fois plus que les agrumes !), B et PP, en provitamine A, en sels minéraux. Il contient aussi des sucres (saccharose, lévulose). Dans les remèdes populaires, le cynorhodon est fréquemment employé, notamment contre les diarrhées, l’asthénie… Les herboristes préconisent les poils de cynorhodons, pris à jeun enrobés dans du miel, pour venir à bout des ascaris.

Le fruit de l’églantier s’utilise surtout cuit, en confitures (notamment en Alsace), en gelées, en marmelade, en sirops et liqueurs… Le cynorhodon se grignote quand il est suffisamment mou que la pulpe sorte tandis que les poils et les pépins restent dans la peau. Les pépins peuvent servir pour des décoctions.

Le cynorhodon est également largement utilisé pour la préparation de boissons diverses. Séché et réduit en poudre, il sert pour l’obtention de tisanes, et on peut également en faire de la bière ou du vin. En Suède, le cynorhodon est à la base du nyponsoppa, littéralement soupe de cynorrhodon, un dessert souvent servi avec du lait et de la crème ou de la glace à la vanille. En Arménie, on boit le jus du cynorhodon et, en Tchétchénie, il sert à la préparation de thé.

Une plante donc à la fois à prendre avec des pincettes mais également amie de l’organisme ! Unami l’a incorporée dans diverses compositions comme le mélange sérénité, dans son Jardin extraordinaire et dans son Tigre volant, allié de la circulation.

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Sérénité une tisane relaxante au Cynorhodon

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La cardamome, l’amie du thé et du café

La cardamoMe, et pas cardamoNe, est une plante herbacée à rhizome, originaire de la côte de Malabar, au Sud-ouest de la péninsule indienne, et aurait été connue en Europe dès le Moyen-Âge. Appelée aussi cardamome verte ou aromatique, elle fournit une épice dont la saveur relève notamment nombre de plats indiens, et elle ne doit pas être confondue avec une autre épice, appelée  « cardamome brune », dont les grains sont plus volumineux et qui délivre un goût très différent. Il est d’ailleurs possible d’associer les deux types de cardamome dans certaines recettes.

Précieusement protégés, des fruits aux multiples qualités

Ce sont en fait les graines contenues dans la capsule du fruit séché de la cardamome qui délivrent un goût épicé. Néanmoins, le fruit est vendu entier, afin d’éviter une altération de ces graines, qu’on peut aussi parfois acheter réduites en poudre. On constate l’usage de la cardamome non seulement en Inde, mais plus largement en Asie, ainsi qu’au Moyen-Orient. Sa saveur est unique mais mieux vaut l’utiliser avec parcimonie.

Une amie du thé et du café

La cardamome ne sert pas qu’à apporter un supplément de saveur aux plats. Elle est aussi l’amie du thé et du café, et cela n’a d’ailleurs pas qu’un intérêt gustatif : la cardamome neutralise la caféine. Il est d’usage d’en mettre une graine dans le thé et le café en Turquie, et le café à la cardamome est apprécié plus largement dans le monde arabe. La cardamome est également l’un des ingrédients du célèbre chai masala indien et elle parfume de nombreux autres variantes de thé, comme notre thé noir à la cardamome ou nos mélanges sur base de thé noir Etoile filante ou Etoiles des neiges. La cardamome s’associe également très bien avec le thé vert, et nous proposons dans notre gamme divers mélanges, dont Soleil du matin. Pour bien commencer la journée, une association de maté et de diverses plantes comme la cardamome peut s’avérer très tonifiant, et le soir un mélange de rooibos offre une manière agréable mais néanmoins parfumée de clore une journée bien remplie.

De nombreuses vertus santé

Les qualités et possibilités de la cardamome verte vont plus loin encore, et la plante s’avère un atout santé précieux. En Asie du Sud, elle est largement utilisée pour traiter les infections dentaires ou des gencives, contre les maux de gorge, la congestion des poumons, même la tuberculose. Elle calme aussi les inflammations des paupières, et peut être efficace contre les douleurs d’estomac et pour la digestion en général, grâce à ses vertus anti-acide. Dans les restaurants indiens, elle est souvent offerte en fin de repas, également pour rafraîchir l’haleine. Enfin, elle aurait également des vertus stimulantes, et serait efficace contre les venins de serpent ou de scorpion. Notre mélange Bouddhi s’inspire d’une recette ayurvédique traditionnelle, afin de favoriser l’équilibre du corps et de l’esprit.

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Mélange ayurvédique d’UNAMI Bouddhi

La cardamome est donc une plante précieuse, qui peut s’enorgueillir tout aussi bien de ses vertus gustatives que de ses qualités santé !

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L’ortie, la mal aimée !

L’ortie a généralement mauvaise réputation, à cause de ses poils urticants auxquels chacun s’est un jour frotté ! Et pourtant… sous son premier abord peu sympathique, cette plante est non seulement excellente préparée comme un légume, en soupe, en soufflé… mais elle a aussi de nombreuses vertus santé à dispenser.  En outre, une fois chauffées, les feuilles d’orties perdent leur pouvoir urticant.

Une incomparable alliée de la santé

Les espèces les plus communes d’ortie sont la grande ortie vivace (Urtica dioica, qui peut avoir une taille de 50 cm à 1 mètre, vivace) et l’ortie brûlante annuelle (Urtica urens, moins de 50 cm de haut), qui sont reconnues depuis l’Antiquité comme faisant partie des plantes médicinales les plus efficaces. La plante est utilisée sous de nombreuses formes (décoction, cataplasme, etc.) selon le but désiré, pour ses propriétés tonifiantes, remineralisantes (elle est naturellement riche en vitamines A, B et C, en fer, calcium, potassium et phosphore), galactogogues, dépuratives, diurétiques, anti-inflammatoires (en particulier pour les rhumatismes) et anti-allergiques (contre le rhume des foins). Notre mélange drainant Tigre Volant se propose pour sa part de favoriser une bonne circulation.

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La grande ortie est également très fréquemment utilisée dans l’industrie pour ses fibres et dans l’agriculture en tant qu’engrais vert et insecticide. Le purin d’ortie, obtenu par la macération d’orties hachées dans de l’eau, sert de fongicide (contre le mildiou), d’insecticide (contre les pucerons et acariens) et d’activateur-régulateur de croissance des végétaux.

Utile jusque dans le quotidien

L’ortie se révèle aussi une aide utile contre les petits bobos et soucis du quotidien : appliquée en lotion, elle lutte contre l’acné ; en bain de bouche, elle combat les infections. Certains la disent même efficace aussi dans la préparation de produits pour favoriser la repousse des cheveux.

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Le genévrier, des saveurs épicées !

Genévrier Commun - UnamiLe  genre botanique des genévriers, d’origine essentiellement méditerranéenne, comporte un grand nombre d’espèces, dont seulement deux sont comestibles (le genévrier commun et le genévrier cade). Egalement appelé le «poivre du pauvre », le genévrier était déjà connu dans l’Antiquité. Ainsi, pour la toilette de leurs morts, les Romains utilisaient l’huile de cade, obtenue en chauffant du bois de genévrier cade. Par ailleurs, dès l’Antiquité et encore durant le Moyen Âge, le genévrier était considéré comme une panacée. Ses fumigations étaient utilisées pour désinfecter, notamment les rues lors des épidémies de peste et de choléra. Le « vin de genièvre » était également apprécié pour ses vertus diurétiques.

Un arbre résistant, une épice à la saveur rustique

Le genévrier est un arbre très résistant, pouvant vivre longtemps. De haute taille, il peut atteindre les 15 mètres, voire plus pour certaines espèces. Il peut supporter les sols pauvres, même les sols très calcaires, sablonneux et secs, et on le trouve jusqu’à 4 500 m d’altitude. De par leurs feuilles, on distingue deux sortes de genévriers : ceux à feuilles pointues, en aiguilles (par exemple le genévrier commun et le genévrier cade) et ceux à feuilles en écailles (comme le genévrier thurifère).

Le genévrier fleurit en mars-avril et produit aussi des baies vertes (« galbules ») qui virent au bleu, au brun ou au noir à maturité. Elles sont récoltées à l’automne, lorsqu’elles deviennent molles. Les tanins contenus par ces baies offrent une épice qui favorise la digestion des viandes grasses. On l’utilise pour relever la choucroute, les rognons ou le fumet de poisson, ou pour parfumer le vin chaud. Ces baies servent également à l’élaboration de divers alcools, le célèbre alcool de genièvre tout d’abord, très apprécié dans le Nord de la France (le Genièvre Claeyssens à Wambrechies et le Genièvre de Loos), en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne, mais aussi le gin ou l’aquavit.

Les baies, les jeunes pousses mais surtout les cônes du genévrier, préparées en infusion, ont des effets diurétiques, stomachiques et digestifs et ont aussi des effets bénéfiques contre l’asthme, les rhumes, le mal de gorge. Elles peuvent aussi être intéressantes dans les cas de diabète, en baissant les taux de sucre, ainsi que dans les cas de goutte, d’arthrite ou de rhumatisme. Etant données leurs qualités digestives, les baies sont même souvent utilisées de manière préventive, en étant ajoutées aux plats un peu riches afin de faciliter leur digestion.

Néanmoins, un usage excessif du genévrier peut provoquer des troubles rénaux ; il est à éviter en cas de grossesse.

Des boissons alcoolisées… mais pas seulement !

On l’aura compris, le genévrier est généralement synonyme d’une cuisine de terroir généreuse, et d’alcools forts de contrées plutôt nordiques. Néanmoins, on peut aussi profiter de sa saveur particulière et de ses vertus dans de simples et légères infusions, comme notre Jardin extraordinaire, un mélange tonique à consommer sans modération !

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