Archives de catégorie : Vertus

Bien préparer un thé froid avec Unami

Préparer un thé froid : la méthode UNAMI

Toutes les plantes, thés de toutes couleurs, natures ou aromatisés, rooibos, mélanges de fruits, mélanges d’épices, …peuvent se préparer « froid » ! certains sont mieux adaptés que d’autres, mais cela dépend essentiellement de votre goût.

Il existe plusieurs méthodes connues : – à froid directement dans l’eau froide, cela nécessite plus de thé et plusieurs heures au réfrigérateur, – à chaud, il faut attendre assez longtemps que la préparation refroidisse et souvent la préparation s’opacifie.

Prendre une bouteille de récupération en verre  (jus de fruit par exemple) bien propre

Surtout pas de plastique !

Nous allons préparer un litre de Lapin sur la Lune, mélange de fruits et plantes bio.

Vous allez le préparer comme à chaud : température, dosage, et temps d’infusion (c’est marqué sur l’étiquette !) souvent il est préférable de légèrement surdoser. Pour un litre il faut normalement 10g, vous pouvez mettre 15g comme dans notre exemple.

 

Nous allons préparer un « sirop » ou un « concentré » en recouvrant le mélange d’eau chaude : pour le Lapin sur la Lune : 95°C, 5 min de temps d’infusion.

 

Après les 5 min d’infusion, remplir la bouteille d’eau froide.

 

Bien mélanger.

 

Laisser le tout infuser entre 20 et 30 min selon les type de thés, plantes, …

 

Filtrer en utilisant un « chinois », passoire, dans un autre récipient, carafe dans notre exemple

 

Bien rincer la bouteille en verre ! ( rien ne vous empêche d’utiliser les « feuilles » « fruits » « plantes » une seconde fois à chaud)

 

Transférer de la carafe dans la bouteille en verre, vous constatez sur l’image qu’il manque la place des « feuilles » la bouteille doit être complétée par de l’eau froide.

 

Bien remplir la bouteille, à débordement ! pour éviter de l’air dans la bouteille, ce qui permet une meilleure conservation, plusieurs jours.

 

Mise en place de la capsule de la bouteille en verre et mettre au réfrigérateur. La préparation est consommable très rapidement, en moins d’une heure !

 

Et voilà le résultat ! vous pouvez agrémenter votre préparation de fruits, rondelles de citrons, … si vous souhaitez sucrer, n’utilisez, au moment de servir, que du sucre de canne liquide, sirop d’agave …bonne dégustation !

Retrouvez ici la sélection des thés d’UNAMI

 

Bien préparer son Matcha avec Unami

Issu du broyage des feuilles de tencha (plantation couverte comme le gyokuro), c’est le thé utilisé dans la cérémonie de thé. On peut le boire également quotidiennement. Celle belle qualité de matcha est destinée à faire l’usucha, le thé  » léger « , qui est battu à l’aide d’un fouet en bambou, le chasen, dans un bol, le chawan. Goût onctueux et légèrement amer.

Le Matcha, cette poudre de thé vert japonais, est obtenue à partir du broyage de feuilles de Tencha* auxquels on a ôté toutes les veines et les tiges, n’est pas infusée comme les autres thés, mais malaxée (Koicha) ou battue (Usucha). C’est le thé utilisé dans la cérémonie du thé, le sadô ou chadô, , mais il peut être, bien entendu, consommé au quotidien. D’ailleurs, le Matcha se prête aussi merveilleusement à la cuisine, ou à la préparation de boissons lactées, frappées … Le matcha se présente en une poudre fine, très volatile, que nous gardons au frais dans des réfrigérateurs préserver au maximum leur fraîcheur.

Le Matcha de haute qualité est d’un vert vif, et il est plus doux et sucré que ceux de qualité moindre. Il existe de la poudre spécifiquement destinée au Koicha, préparée à partir de petites feuilles. L’Usucha est obtenu à partir de plus grandes feuilles de thé. La première dégustation de matcha peut surprendre, surtout s’il s’agit de Koicha, car elle offre des sensations fort différentes que celles apportées par tout autre thé : le Matcha offre une liqueur concentrée d’un beau vert dense, une matérialité surprenante avec sa mousse légère qui anime la surface opaque. Il révèle en bouche un goût onctueux légèrement amer. Bref, une expérience unique dont on devient vite très amateur !

Tencha* Le Tencha est un thé « brut », à partir duquel on va fabriquer le Matcha. il est obtenu en plantation couverte comme le gyokuro, ses plants étant protégés su soleil à partir du moment ou deux ou trois feuilles sont sorties. Mais il est laissé plus longtemps que le Gyokuro. C’est donc un thé riche en théanine*. Comme les feuilles de gyokuro, après la cueillette les feuilles de tencha sont chauffées environ 20 secondes pour stopper le processus d’oxydation, puis séchées et refroidies sous l’effet d’une soufflerie. Ensuite, elles passent dans un four, où elles subissent un séchage sur des tapis roulants, d’abord à 200°C puis en descendant par paliers jusquà 80°C. Un dernier séchage à 60°C permet de ne plus laisser qu’environ 5% d’humidité dans les feuilles. Les parties tendres sont ensuite séparées des tiges et autres résidus. Le tencha est séché sans être roulé, contrairement aux autres thés verts. Au final, il présente un mélange de feuilles brisées vert sombre et clair, de formes irrégulières, comme de légers flocons, accompagnés de poussières. Sa liqueur est d’un jaune tirant vers le vert, pâle mais assez trouble. Il est rarement bu tel quel, étant destiné à être pulvérisé pour donner le matcha. Par contre, puisqu’il s’agit d’un thé de qualité produit de manière quasi-identique au gyokuro, il est agréable à manger. Sa douceur sans arrière-goût en fait un ingrédient très intéressant pour la cuisine.

Théanine* La Théanine est un acide aminé (maillon constitutif des protéines) spécifique au thé, présent surtout dans le thé vert et les jeunes feuilles, et représentant 1 à 2% du poids total de la feuille. Elle donne au thé sa douceur, son UMAMI, tandis que les Catéchines (les principaux tanins du thés vert) lui donnent son astringence.

Retrouvez ici la sélection des Matcha d’Unami

Boire du thé japonais

Boire du thé japonais, ou comment tutoyer la culture japonaise ! Pour les Japonais, le thé est plus qu’un simple breuvage. Il porte en lui et continue de perpétuer l’esprit de la cérémonie du thé, ou sadô, initié par le grand maître de thé Sen no Rikyû.

Garder un cœur serein au milieu de la tourmente de la vie actuelle. Savoir apprécier la richesse non pas matérielle, mais spirituelle. Se réjouir également de la rencontre avec l’autre, un ami, accueillir un invité avec égard, dans son jardin intérieur, et contempler ensemble, à travers la fenêtre ouverte sur l’autre jardin, la beauté de la nature. Pour les Japonais, le thé a une portée bien plus importante que de simplement apaiser la soif.

047-BLOG-Jardin oct 2015 - NIWAKI PIN-KeitakuGarden_Tennoji park OSAKA

Boire un thé japonais permet certainement de goûter en profondeur à la culture japonaise. Au milieu de votre sprint quotidien, pourquoi ne pas prendre le temps de ralentir pour préparer et savourer tranquillement un peu de la culture japonaise ? Appréciez le goût profond et le parfum délicat de ce produit sûr et de grande qualité, cultivé avec soin dans des plantations entourées d’une nature magnifique avec un grand savoir-faire.

kengo1

Le thé vert japonais possède un arôme et un goût incomparables. Le climat et les saisons très marquées y sont pour beaucoup, mais la raison la plus importante réside dans le soin extrême portée à la fabrication du thé au Japon. Dans les plantations (jardins), les arbres cultivés (Camelia Sinensis) sont entourés de tous les soins. Seules les feuilles de qualité sont cueillies, pour produire la meilleure qualité. La méthode du malaxage manuel des feuilles, ou « temomi », remonte à l’époque ou la fabrication du thé était entièrement réalisée à la main, art extrêmement délicat. Aujourd’hui, les meilleurs producteurs restent proches de ces techniques et continuent à rechercher parfums, saveurs et goût sans compromis. En considérant le thé comme un simple produit industriel, il est possible de fabriquer du thé vert mais pas d’élaborer un véritable thé japonais. (Nous pourrions tenir les mêmes propos sur la Chine des petits producteurs).

CHorii

Excellent pour la santé, il se marie parfaitement avec la cuisine japonaise dont la qualité fait vibrer de plaisir le monde entier. Le goût profond et unique du thé japonais nait d’une parfaite harmonie entre umami (saveur de la plus haute qualité) symbolisé par les quatre saveurs de base, mais surtout le bel équilibre avec l’amertume et l’astringence. C’est la théanine, un acide aminé, qui apporte l’umami, alors que l’astringence vient de la catéchine et l’amertume de la caféine. Le thé contient de nombreux composants excellents pour apaiser les maux de l’homme contemporain, stressé ou affecté par son style de vie.

narino2

La culture du thé japonais, c’est aussi un style de vie et un esprit d’hospitalité. Le choix de notre marque de thé, UNAMI, est la recherche d’une certaine synthèse entre le goût UMAMI, décrit dans le paragraphe précédent, et la convivialité du thé, boire du thé avec UN AMI. L’histoire du thé au Japon débute il y a plus de mille ans, introduit par de moines venant de Chine. Près de 500 ans plus tard, la voie du thé est née, le sadô, la « cérémonie du thé ». Plaisir réservé au début à la noblesse, le thé devient progressivement accessible au plus grand nombre. Puis Sen No Rikyû (1522-1591), conçut le wabi-cha, et le plaisir du thé se répandit largement, devenant une boisson familière. La cérémonie du thé en vint à intégrer un esprit d’hospitalité, résumée par l’expression « ichigo-ichie » (dont la traduction pourrait être « chaque rencontre est unique et précieuse). Veiller à prendre grand soin de ses invités, servir le thé d’un cœur bienveillant, se détendre en prenant son repas. C’est justement cela l’essence du thé, hérité de la cérémonie de thé ou sadô.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Jean-Benoît BOURREL fondateur et animateur d’UNAMI

Sélection des thés Japonais d’UNAMI

Le Thé dans la Médecine Traditionnelle

La médecine traditionnelle d’origine chinoise, dit kampô ou kanpô, connait encore de beaux jours au Japon et est encore scrupuleusement suivie par de nombreux Japonais, même si les drugstores vendant des médicaments à l’occidentale et les cliniques de médecine moderne ont envahi les villes. Importée dans l’archipel à partir du VIIe siècle, la science médicinale chinoise s’y est implantée fermement, et a connu un développement particulier, mettant l’accent sur l’usage des plantes.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Une médecine vegan

Le nom kampô pourrait être traduit par  » méthode chinoise « , et le terme a été défini à la fin de l’époque Edo, afin de démarquer clairement cette approche médicinale de la médecine occidentale, dite rampō (littéralement  » médecine hollandaise « , les Hollandais étant alors les seuls Européens autorisés à commercer et résider au Japon).

Très contrôlée, obéissant à des règles strictes et  » approuvée  » par le Ministère japonais de la santé qui rembourse certains de ses produits, la médecine kampô a toujours la confiance de bien des Japonais, qui se tournent vers elle pour trouver des solutions de fonds à leurs soucis de santé, ou par méfiance envers les composés chimiques et industriels de la pharmacopée occidentale. A une époque où la cruauté envers les animaux et le végétarisme gagnent de plus en plus de terrain dans le monde, le kampô peut également se vanter d’être naturellement vegan,  n’incorporant aucun composant d’origine animale, à la différence de sa grande soeur la médecine traditionnelle chinoise.

DSC00840

Le thé, un médicament qui traverse les siècles

Les feuilles de Camellia Sinensis font partie de la liste officielle des plantes autorisées officiellement dans le kampô. Il faut dire que, dès l’origine, les propriétés santé du thé ont été connues. Eisai (1141-1215), le moine à qui l’on doit l’implantation durable du thé au Japon, a d’ailleurs vanté ces vertus dans un traité au nom révélateur, le Kissa Yôjôki (traité sur les effets de la consommation de thé pour la santé). Eisai, tirant probablement ses sources de ses années d’études en Chine, considérait tout bonnement le thé comme un véritable  » élixir de vie  » aux nombreuses vertus, notamment pour le coeur.

Cette confiance dans les propriétés bénéfiques du thé pour la santé ne s’est pas démenti avec les siècles, et des chercheurs de la région de Shizuoka, la plus grosse productrice de thé au Japon, se penchent sur l’action favorable du thé dans les traitements de maladies diverses, en particulier du cancer de l’estomac, la région étant la moins touchée par ce qui est la forme la plus répandue de cancer au Japon.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Loin d’être uniquement une boisson détente, le thé joue donc au Japon divers rôles, tous d’importance, même si les jeunes Japonais ont malheureusement tendance à l’oublier. Boisson spirituelle, profondément liée au chanoyu et au zen, le thé est aussi un compagnon santé à l’efficacité prouvée. Nul doute que les résultats des recherches actuelles ne feront que continuer à confirmer les intuitions des maîtres anciens de la Chine et du Japon et prouver encore et encore tout l’intérêt de consommer du thé !

La sélection des thés Japonais d’UNAMI

Valérie Douniaux pour UNAMI Maison de Thé

L’Ayurvéda au quotidien

Originaire de l’Inde, l’Ayurveda, ou médecine ayurvédique, est un système médical complet, tout comme le sont la médecine occidentale ou la Médecine traditionnelle Chinoise. Il est considéré comme le plus ancien système médical de l’histoire humaine. La tradition indienne fait remonter ses débuts à plus de 5 000 ans. Néanmoins, les écrits sur lesquels repose le savoir médical ayurvédique que nous connaissons aujourd’hui sont moins anciens, aux environs de 1 500 ans avant notre ère.

Peu connu en Occident, l’Ayurveda commence pourtant à susciter l’intérêt du public. L’approche résolument globale de la médecine ayurvédique compte sans doute pour beaucoup dans ce nouvel engouement. C’est le malade qui est soigné, non pas sa maladie. Ainsi, plusieurs personnes aux prises avec la « même » « maladie » seront traitées de façons fort différentes, selon leur constitution, l’origine de leur mal et les caractéristiques spécifiques de leur « mal ».

Un mélange d'épices bio favorisant la relaxation
Be Relax – mélange d’épices bio favorisant la relaxation

Le praticien ayurvédique cherche à guérir la personne en l’aidant à retrouver l’équilibre perdu, ce qui, selon l’Ayurveda, constitue la véritable cause de la maladie. On part du principe qui veut qu’un être en harmonie avec son environnement, et dont le mode de vie est équilibré sera naturellement heureux et en bonne santé. C’est lorsque cet équilibre est rompu qu’apparaît la maladie. Le praticien utilisera diverses techniques pour comprendre la nature de la personne, déceler les déséquilibres particuliers qui causent sa maladie et l’aider à retrouver son état naturel de bonheur et de santé.

En sanskrit, ayur signifie « vie » et véda, « connaissance ». L’Ayurveda est donc la science de la vie, tout comme la biologie, avec les mots grec bios, « vie » et logos, « connaissance ». Les Rishis, ces maîtres éclairés auxquels la tradition attribue les Védas (les écrits qui sont à l’origine de la religion hindoue et de l’Ayurveda), étaient d’abord et avant tout des philosophes. Ceux-ci, comme les philosophes de la Grèce antique, se considéraient comme des gnostiques. Ils croyaient qu’il est possible d’atteindre un état dans lequel on peut appréhender, avec sa conscience, la totalité de l’Univers. Cet état permettrait au corps de s’harmoniser avec « l’Être ultime », ce qui serait le chemin le plus sûr vers le bonheur et la santé.

Les tenants de l’Ayurveda considèrent que la personne est un microcosme de l’univers. Et tout ce qui existe dans l’univers serait constitué de 5 éléments fondamentaux : l’éther ou espace, l’air, le feu, l’eau et la terre. On retrouve ici les éléments présents également en médecine traditionnelle Chinoise. Ces 5 éléments se combinent pour former 3 forces fondamentales, les doshas (Vata, Pitta et Kâpha). L’équilibre et les interactions entre ces éléments déterminent la nature de chaque personne sur les plans physique, émotionnel, intellectuel et spirituel. La tridosha, ou l’équilibre relatif des 3 doshas entre eux, détermine donc la nature spécifique de chaque personne : sa prakriti ou constitution.

L’espace et l’air forment Vata, la force qui régit les mouvements biologiques et rythme le métabolisme : respiration, élimination, rythme cardiaque, échanges intracellulaires, système nerveux sympathique. Il siège dans le gros intestin, la vessie, les os, la peau, les oreilles et les cuisses. Sur le plan émotionnel, il s’exprime dans la joie, l’anxiété, la nervosité, la fraîcheur, la légèreté, la peur et la douleur.

Le feu forme Pitta, la force qui régit l’énergie physique, la digestion, l’absorption, l’assimilation. Il siège dans le foie, l’estomac, le pancréas, le duodénum, l’intestin grêle, la peau et les yeux. Sur le plan émotionnel, il s’exprime dans la colère, la jalousie, la haine, la violence.

Mélange d'épices bio favorisant l'équilibre féminin
Madame Rêve – Mélange d’épices bio favorisant l’équilibre féminin

L’eau et la terre forment Kâpha, la force structurante du corps, ce qui relie les divers éléments entre eux : le lubrifiant des articulations, l’humidité de la peau, la vitalité des divers tissus corporels, la force immunitaire, l’énergie du coeur et des poumons. Il siège dans la poitrine, la gorge, le cou, la nuque, la langue, l’hypothalamus, le nez, les tissus adipeux, les articulations, les fluides corporels. Sur le plan émotionnel, il s’exprime par l’amour, le pardon, la générosité, le courage, l’attachement, le calme, l’envie et l’avarice.

La constitution de chaque personne est caractérisée par une combinaison spécifique de ces 3 doshas. Suivant le ou les doshas qui dominent, on peut déterminer le type physique et psychologique auquel appartient le patient. La première tâche du praticien ayurvédique sera donc de déterminer la tridosha de son patient, ce qui fournira des indications précises sur la nature de la maladie et sur les stratégies de guérison indiquées.

Hier, les « guérisseurs » préparaient herbes et épices sous forme de tisanes pour la bonne santé des membres de la famille. La bouilloire remplaçait l’armoire à pharmacie que nous utilisons parfois trop aujourd’hui. Les infusions « ayurvédiques » que nous vous proposons peuvent être utilisées par tous les types de constitutions. Elles sont conçues pour prévenir les déséquilibres comme nous l’avons évoqué dans l’article, mais ne peuvent servir de base à une auto-médication sans avoir consulter, au préalable, votre médecin traitant.

 Jean-Benoît Bourrel pour UNAMI Maison de Thé

Avertissement : ces articles sont publiés à titre uniquement informatif et ne peuvent servir de base à une auto-médication. Consultez un professionnel de la santé avant toute utilisation à usage médical d’une des plantes présentées sur ce site.

Du thé pour bien digérer ?

Comment bien digérer ? la médecine asiatique attribue traditionnellement au thé un rôle efficace dans la digestion, que semblent confirmer les recherches scientifiques. Voilà donc une bonne raison supplémentaire de terminer son repas par un thé.

On connaissait d’ailleurs déjà depuis longtemps en Europe les propriétés digestives de certaines infusions (camomille, thym, sauge, menthe, verveine, anis étoilé…), il semble donc qu’on puisse désormais ajouter le thé à l’éventail des choix possibles. Mais quel thé choisir ?

Le thé wulong (oolong), partiellement oxydé, est réputé en Chine pour ses propriétés digestives et a en outre l’avantage d’être moins riche en théine que le thé vert. Il est donc souvent offert au cours du repas. Il a en outre des propriétés antiseptiques légères.

On retrouve des qualités assez proches chez le hôjicha japonais, un thé vert grillé, ce qui diminue son taux de théine et le rend accessible à tous et consommable le soir sans risque de difficulté d’endormissement. Les restaurants japonais ont pour coutume de l’offrir en fin de repas à leurs clients ; il sera parfois remplacé par un sobacha (infusion de sarrasin grillé) dans les restaurants de nouilles soba, le sobacha pouvant aussi être un allié efficace de la digestion, car le sarrasin est notamment réputé  pour renforcer le système digestif, le métabolisme des liquides de l’organisme, réduire la diarrhée… Il connait aussi une vogue actuellement car il est dénué de gluten, mais attention de vérifier que les soba sont 100% sarrasin, elles peuvent parfois être constituées de mélange sarrasin-blé.

sobacha-the-de-sarrasin

Nous ne pouvons pas aborder le sujet des repas sans parler du Pu’Er 普洱l, le fameux représentant des thés sombres Chinois (appelés thés noirs heicha 黑茶 par les Chinois) qui est produit dans le sud de la province chinoise du Yunnan.  Il existe toutes sortes de Pu’er dont la matière première provient de théiers en culture ou bien cueillis sur des arbres « sauvages », en vrac ou compressés en galette,  brique, nid, coloquinte, … muris lentement au cours d’un long processus de maturation naturelle, ou post-fermentés artificiellement comme on le ferait pour un compost. Les Chinois aiment bien manger et bien boire dans des banquets, souvent interminables qui se terminent par l’absorption de Pu’Er… Selon la médecine traditionnelle chinoise, il faciliterait le métabolisme des graisses et dissiperait les vapeurs de l’alcool … donc faciliterait la digestion !

Brique de Pu’er

Enfin, il est intéressant de savoir que le fait de boire du thé vert après les repas réduit les risques d’empoisonnement alimentaire d’origine bactérienne, de caries dentaires et de gingivite. Cela permet également de lutter contre l’halitose (mauvaise haleine). Enfin, le thé diminue l’absorption du fer contenue dans les végétaux (effet chélateur) ; les personnes végétariennes, qui ne consomment que ce type de fer, les personnes anémiées et les femmes enceintes doivent ainsi demeurer vigilantes et éviter de consommer le thé en même temps que le repas.

Valérie Douniaux  et Jean-Benoît Bourrel

La préparation du matcha

Le matcha est un thé unique de par son goût et son mode de préparation, développé en Chine, mais rapidement abandonné sur le continent alors qu’il allait connaître une gloire durable au Japon, en particulier dans le cadre du Chanoyu.

Chanoyu ustencils

En quoi le matcha est-il donc différent des autres thés ? Alors que les thés comme nous les connaissons actuellement sont infusés, le matcha, qui consiste en une poudre de thé vert, est battu ou malaxé dans un bol avec un peu d’eau, à l’aide d’un fouet, offrant un breuvage plus ou moins mousseux selon les écoles, à la belle couleur d’un vert de jade et à la saveur absolument unique.

Les étapes de préparation :

Chauffer le bol (Chawan) et le fouet de bambou (Chasen) en plaçant le fouet dans le bol et en versant dessus un peu d’eau chaude. Ceci aura également pour effet d’assouplir le fouet.

Laisser reposer une minute environ, puis jeter l’eau. Sécher le fond du bol, pour éviter d’humidifier et de rendre pâteuse la poudre qui va être ensuite placée dans le bol.

Mettre la poudre dans le bol, en comptant environ deux à trois volumes de chashaku (spatule spécifiquement destinée au matcha, équivalant à environ une demi cuiller à café). Tapoter pour tamiser le fond du bol.

Chanoyu ustencils
Chasaku et son étui

Verser de l’eau (environ 7 cl) bouillie puis redescendue à environ 70 – 80°. Fouetter d’une main, en tenant le bol de l’autre main. Fouetter en dessinant un M, d’abord lentement mais avec force le fond du bol pour bien faire disparaître les grumeaux, puis lever un peu le fouet et fouetter vivement mais avec légèreté le liquide jusqu’à ce qu’une mousse légère apparaisse à la surface, puis sortir le fouet délicatement par le centre.

 Une petite astuce : il est plus aisé d’obtenir une fine et dense mousse en se tenant en hauteur par rapport au bol.

L'Usucha, le thé matcha léger
L’Usucha, le thé matcha léger

Boire du thé pour les lendemains de fête difficiles…

Les repas de famille ou entre amis, en particulièrement en cette fin d’année, peuvent être synonymes de lendemains difficiles et de réveils douloureux. En quoi le thé peut-il contribuer à atténuer les effets négatifs de ces excès et à éviter le  » mal aux cheveux » ?

Tout d’abord, dans de tels cas il est important de s’hydrater largement. Cela contribue à évacuer l’alcool, les toxines, les graisses accumulés. Evidemment, il convient d’éviter boissons trop sucrées ou, justement, de boire encore de l’alcool.  Le café est à éviter également, car il peut être difficile à supporter pour le foie, mais l’eau, le bouillon, les jus de fruits, certaines tisanes et infusions, et le thé seront parfaits. Le thé est sans aucun doute plus agréable à boire qu’un simple verre d’eau, et certains thés, comme les thés wulong, sont en outre particulièrement renommés pour leurs qualités digestives.

Le thé a aussi l’avantage de donner de l’énergie, de clarifier l’esprit, mais de manière moins immédiate que le café. L’effet du thé est plus progressif, et donc plus intéressant sur le long terme.

Alors, en ces lendemains de fêtes, à vos théières !

 Assemblage4Wulong-FS

L’anis, un goût unique

L’anis vert, au goût unique, (Pimpinella anisum) est une plante vivace annuelle ou bisannuelle, de la famille des apiacées. Ces noms communs sont : anis vert, anis, anis cultivé, anis musqué, anis officinal, anis sucré, boucage, pimpinelle, pimpinelle anisée, pimprenelle d’Egypte, rattrape-mari Il pousse jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Originaire de Turquie, il pousse en Europe du Sud et en Amérique du Sud, et  était déjà reconnu dans l’Antiquité pour ses propriétés digestives. En outre, son goût particulier en fait un ingrédient culinaire très prisé et un favori des thés parfumés et mélanges de plantes à infuser.

De nombreuses vertus…

C’est à l’automne qu’a lieu la récolte d’anis, dont on utilise les graines et l’huile essentielle. Outre ses propriétés apaisantes pour le système digestif, l’anis est efficace contre la toux ou pour lutter contre les symptômes du rhume. Il est également antibactérien, galactagogue, antispasmodique et stimulant, efficace aussi pour soulager la cystite, pour prévenir les calculs, contre les rhumatismes, l’arthrite, l’arthrose et la goutte. On lui prête aussi un léger effet anti-allergique (en cas de rhume des foins). En usage externe, son huile essentielle est efficace contre les poux.

LaGrandeOurse
La Grande Ourse contient de l’anis

et quelques précautions d’emploi

Il faut néanmoins savoir que certaines personnes peuvent être allergiques à l’anis vert ou à l’anéthol (qui peut par ailleurs passer dans le lait, donc les femmes allaitant doivent impérativement demander à leur médecin). Par ailleurs, l’anis vert est contre-indiqué pour les femmes enceintes et les personnes asthmatiques, et déconseillé pour les enfants de moins de douze ans. Il faut également éviter de consommer de l’anis vert en même temps qu’un traitement anticoagulant.

Avertissement : ces articles sont publiés à titre uniquement informatif et ne peuvent servir de base à une auto-médication. Consultez un professionnel de la santé avant toute utilisation à usage médical d’une des plantes présentées sur ce site.

Le cynorhodon, une plante poil à gratter !

Le cynorhodon (ou cynorrhodon, ou encore « gousson ») est le fruit du rosier et de l’églantier, plus exactement le faux-fruit.  Le terme cynorhodon vient du grec kunorhodon, qui signifie « rose de chien », un nom étrange inspiré par les propriétés attribuées à la racine de l’églantier dans la lutte contre la rage.

Fruit ou faux-fruit ?

Les fruits proprement dits du rosier sont en fait des akènes situés à l’intérieur du cynorhodon. Il y en a généralement entre vingt et trente, chacun contenant une graine. Ils deviennent comestibles quand ils sont blets, mais sont assez astringents, acides, et leurs poils sont irritants. Le cynorhodon lui-même a un aspect charnu, une forme ovoïde allongée, ouverte au sommet et plus ou moins globuleuse. Il prend une couleur rouge orangé quand il est à maturité, vers octobre-novembre dans l’hémisphère nord.

Grâce à sa résistance hivernale (il peut rester accroché au plant tout l’hiver) et ses nombreuses vertus, le cynorhodon a constitué un allié précieux dans l’alimentation de bien des peuplades sur la planète. Chez les Esquimaux d’Alaska, il servait ainsi à la préparation d’une sorte de pudding, sa pulpe étant écrasée avec de l’huile de phoque, de l’eau et du sucre ; ou bien, on incorporait les baies à un plat de queues de saumon pré-mastiquées puis séchées.

Une plante poil-à-gratter mais néanmoins riche en vertus

Le cynorhodon contient des poils qui doivent être soigneusement enlevés car ils sont très irritants pour la peau et les muqueuses. Il peuvent même fournir du poil à gratter ! Mais le cynorhodon se fait vite pardonner car il est aussi riche en vitamines C (vingt fois plus que les agrumes !), B et PP, en provitamine A, en sels minéraux. Il contient aussi des sucres (saccharose, lévulose). Dans les remèdes populaires, le cynorhodon est fréquemment employé, notamment contre les diarrhées, l’asthénie… Les herboristes préconisent les poils de cynorhodons, pris à jeun enrobés dans du miel, pour venir à bout des ascaris.

Le fruit de l’églantier s’utilise surtout cuit, en confitures (notamment en Alsace), en gelées, en marmelade, en sirops et liqueurs… Le cynorhodon se grignote quand il est suffisamment mou que la pulpe sorte tandis que les poils et les pépins restent dans la peau. Les pépins peuvent servir pour des décoctions.

Le cynorhodon est également largement utilisé pour la préparation de boissons diverses. Séché et réduit en poudre, il sert pour l’obtention de tisanes, et on peut également en faire de la bière ou du vin. En Suède, le cynorhodon est à la base du nyponsoppa, littéralement soupe de cynorrhodon, un dessert souvent servi avec du lait et de la crème ou de la glace à la vanille. En Arménie, on boit le jus du cynorhodon et, en Tchétchénie, il sert à la préparation de thé.

Une plante donc à la fois à prendre avec des pincettes mais également amie de l’organisme ! Unami l’a incorporée dans diverses compositions comme le mélange sérénité, dans son Jardin extraordinaire et dans son Tigre volant, allié de la circulation.

Serenite-TF19101
Sérénité une tisane relaxante au Cynorhodon

 Avertissement : ces articles sont publiés à titre uniquement informatif et ne peuvent servir de base à une auto-médication. Consultez un professionnel de la santé avant toute utilisation à usage médical d’une des plantes présentées sur ce site.