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Le genévrier, des saveurs épicées !

Genévrier Commun - UnamiLe  genre botanique des genévriers, d’origine essentiellement méditerranéenne, comporte un grand nombre d’espèces, dont seulement deux sont comestibles (le genévrier commun et le genévrier cade). Egalement appelé le «poivre du pauvre », le genévrier était déjà connu dans l’Antiquité. Ainsi, pour la toilette de leurs morts, les Romains utilisaient l’huile de cade, obtenue en chauffant du bois de genévrier cade. Par ailleurs, dès l’Antiquité et encore durant le Moyen Âge, le genévrier était considéré comme une panacée. Ses fumigations étaient utilisées pour désinfecter, notamment les rues lors des épidémies de peste et de choléra. Le « vin de genièvre » était également apprécié pour ses vertus diurétiques.

Un arbre résistant, une épice à la saveur rustique

Le genévrier est un arbre très résistant, pouvant vivre longtemps. De haute taille, il peut atteindre les 15 mètres, voire plus pour certaines espèces. Il peut supporter les sols pauvres, même les sols très calcaires, sablonneux et secs, et on le trouve jusqu’à 4 500 m d’altitude. De par leurs feuilles, on distingue deux sortes de genévriers : ceux à feuilles pointues, en aiguilles (par exemple le genévrier commun et le genévrier cade) et ceux à feuilles en écailles (comme le genévrier thurifère).

Le genévrier fleurit en mars-avril et produit aussi des baies vertes (« galbules ») qui virent au bleu, au brun ou au noir à maturité. Elles sont récoltées à l’automne, lorsqu’elles deviennent molles. Les tanins contenus par ces baies offrent une épice qui favorise la digestion des viandes grasses. On l’utilise pour relever la choucroute, les rognons ou le fumet de poisson, ou pour parfumer le vin chaud. Ces baies servent également à l’élaboration de divers alcools, le célèbre alcool de genièvre tout d’abord, très apprécié dans le Nord de la France (le Genièvre Claeyssens à Wambrechies et le Genièvre de Loos), en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne, mais aussi le gin ou l’aquavit.

Les baies, les jeunes pousses mais surtout les cônes du genévrier, préparées en infusion, ont des effets diurétiques, stomachiques et digestifs et ont aussi des effets bénéfiques contre l’asthme, les rhumes, le mal de gorge. Elles peuvent aussi être intéressantes dans les cas de diabète, en baissant les taux de sucre, ainsi que dans les cas de goutte, d’arthrite ou de rhumatisme. Etant données leurs qualités digestives, les baies sont même souvent utilisées de manière préventive, en étant ajoutées aux plats un peu riches afin de faciliter leur digestion.

Néanmoins, un usage excessif du genévrier peut provoquer des troubles rénaux ; il est à éviter en cas de grossesse.

Des boissons alcoolisées… mais pas seulement !

On l’aura compris, le genévrier est généralement synonyme d’une cuisine de terroir généreuse, et d’alcools forts de contrées plutôt nordiques. Néanmoins, on peut aussi profiter de sa saveur particulière et de ses vertus dans de simples et légères infusions, comme notre Jardin extraordinaire, un mélange tonique à consommer sans modération !

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 Avertissement : ces articles sont publiés à titre uniquement informatif et ne peuvent servir de base à une auto-médication. Consultez un professionnel de la santé avant toute utilisation à usage médical d’une des plantes présentées sur ce site.

La mélisse rend le coeur joyeux !

La mélisse officinale (Melissa officinalis) est également parfois appelée mélisse citronnelle (à ne pas confondre avec la citronnelle asiatique). Elle a même encore bien d’autres appellations, dont celle de thé de France (!). Son nom principal vient du grec melissophullon, littéralement « feuille à abeilles » (abeilles se disant melissa en grec), et évoque les qualités melliffères de la plante.

Un classique des jardins médicinaux, le « thé » de France

Originaire d’Asie mineure, la mélisse s’est très rapidement répandue dans toute l’Europe, dès l’Antiquité, puis en Amérique du Nord. Souvent présente dans les jardins médicinaux, elle était prisée pour ses propriétés légèrement stimulantes. Les médecins arabes ont été les premiers à chanter ses louanges et Avicenne disait même d’elle qu’elle « rend le coeur joyeux et content et affermit les esprits vitaux ».

En France, elle a surtout été très utilisée à partir du XVIIe siècle, lorsque les Carmes ont mis au point l’eau de mélisse. Celle-ci calmait les malaises nerveux des dames de la cour, et était même très appréciée du cardinal de Richelieu, qui l’utilisait pour soigner ses migraines. De nos jours, l’eau de mélisse est toujours reconnue pour ses propriétés antispasmodiques. La mélisse régule en effet l’influx nerveux, ce qui a une action bénéfique sur la tachycardie et les spasmes de l’estomac et du colon.  En infusion, la mélisse a un effet légèrement sédatif, et favorise la sudation.

La mélisse améliore également les états dépressifs. Favorisant la sécrétion biliaire, elle contribue à une digestion harmonieuse, et elle est conseillée dans les vomissements dus à la grossesse. Elle aurait également une action bénéfique sur les bourdonnements d’oreille. En outre, ses polyphénols sont antiviraux, une infusion de mélisse appliquée régulièrement sur des lésions d’herpès aiderait ainsi à éliminer les éruptions en quelques jours et à en réduire la fréquence.

Une saveur très prisée en cuisine

La mélisse est une plante aromatique dont les petites feuilles ovales gaufrées et dentelées, d’un vert vif, exhalent un parfum doux et citronné lorsqu’on les froisse, grâce à leurs huiles essentielles. Elle accompagne parfaitement viandes, volailles, poissons, salades de fruits, ou de légumes, soupes et puddings. Les Espagnols l’utilisent pour aromatiser le lait, et elle entre dans la composition de diverses liqueurs, dont la célèbre bénédictine. Nous vous la proposons bien sûr plutôt dans des versions « soft » : en tisane d’allaitement, pour faciliter votre digestion, et pour vous relaxer avec le messager des rêves ou le mélange sérénité.

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 Avertissement : ces articles sont publiés à titre uniquement informatif et ne peuvent servir de base à une auto-médication. Consultez un professionnel de la santé avant toute utilisation à usage médical d’une des plantes présentées sur ce site.

La réglisse aux puissantes propriétés

La réglisse est une plante herbacée vivace aux racines aromatiques, originaire du sud de l’Europe et de Chine. Plante sauvage jusqu’au XIIIe siècle, elle a ensuite été cultivée à des fins alimentaires et médicinales, et on la trouve largement sur le pourtour du bassin méditerranéen, au sud des Etats-Unis, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord ou sur l’Île Maurice. Elle a besoin d’un climat chaud pour s’épanouir (jusqu’à devenir invasive).

Le nom de réglisse vient du latin licorece, qui a également donné le mot « liqueur », et désigne aussi bien la plante dans son ensemble que plus particulièrement sa racine. Tandis que le nom masculin de réglisse désigne l’extrait aromatique issu de la racine, très utilisé en confiserie ou pour aromatiser le tabac, en raison de son goût unique entre tous, qui se marie également très bien avec le thé. Ainsi nous vous proposons des mélanges dont les saveurs gourmandes devraient ravir les amateurs, en particulier le buisson de bambou sur une base de thé noir.

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Le thé noir Buisson de Bambou, une composition d’UNAMI

Un puissant élixir de longue vie, à consommer avec prudence et modération

Appréciée depuis des temps reculés comme aliment aussi bien que comme médicament, la réglisse est très riche en principes actifs. Elle était déjà considérée dans l’Antiquité comme un aphrodisiaque féminin, un tonifiant, un élixir de longue vie. C’est un ingrédient majeur de la médecine traditionnelle chinoise, qui l’utilise pour « harmoniser » les ingrédients des formules médicinales et pour tonifier l’énergie vitale, le Qi.

Les Grecs, les Romains, ou encore Saint Hildegarde préconisaient déjà la réglisse pour éclaircir la voix et elle est toujours très utilisée pour les problèmes de gorge. Mélangée à de la racine de chiendent torréfiée, elle entrait dans la composition de la boisson « hospitalière », qui se trouvait sur les tables de chevet des hôpitaux. On lui prête aussi des effets bénéfiques dans les cas d’ulcère ou de gastrite, des propriétés laxatives et antiarthritiques, une capacité à apaiser la soif, à faciliter la digestion, une action anti-inflammatoire au niveau du tube digestif et de l’estomac, ou stimulante pour les défenses immunitaires… Elle semble assez efficace dans les cas de syndrome pré-menstruel, et notre mélange Madame Rêve est préparé selon une recette ayurvédique traditionnelle favorisant l’équilibre féminin. L’amacha japonais ne contient pas de réglisse, mais son goût naturellement sucré évoque largement celle-ci ; il est préconisé en cas d’allergies saisonnières, et est traditionnellement bu lors de l’anniversaire de Bouddha, le 8 avril.

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L’infusion Madame Rêve, une composition d’UNAMI

Par contre, la réglisse a des effets puissants et ne doit pas être consommée à la légère. Elle peut aggraver des problèmes d’hypertension artérielle, avoir un effet anti-diurétique, provoquer des oedèmes et bloquer la fixation du potassium ; elle est contre-indiquée en cas de grossesse. En outre, la réglisse accentue l’effet de certains médicaments comme la digitaline, ou certains diurétiques et corticostéroïdes. Il vaut donc mieux s’abstenir d’en consommer simultanément à la prise de ces médicaments.

Un délice indémodable

Régal des petits comme des grands enfants, la réglisse sert à la fabrication de sirop et de pâte à friandise. Elle entre aussi dans la composition du pastis marseillais, et de nombreuses autres boissons, pas forcément alcoolisées. Les bâtons de réglisse sont souvent utilisés pour blanchir les dents, ou par les fumeurs comme substitut au tabac. Ou bien, ils tout simplement mâchés pendant de longues heures par les gourmands amateurs du goût si caractéristique, à la fois fort et sucré, de la réglisse. Les nombreux bonbons au réglisse restent d’ailleurs de grands favoris de la confiserie, un classique indémodable !

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La sauge, échangée contre du thé !

Les sauges, car il en existe de nombreuses espèces, sont des plantes de la famille des Lamiacées. Certaines ont d’importantes propriétés bénéfiques pour la santé. La sauge est d’ailleurs souvent associée aux notions d’immortalité et de longévité, et était considérée au Moyen Âge comme une panacée. D’ailleurs le nom romain de la sauge, salvia, vient du verbe salvarer, qui signifie sauver. Deux espèces en particulier étaient utilisées pour la préparation d’infusions et de décoctions, la sauge sclarée (Salvia sclarea) et la sauge officinale (Salvia officinalis).

Outre ses nombreuses et puissantes propriétés, la sauge est aussi appréciée tout simplement pour sa saveur, légèrement amère et camphrée, et est donc utilisée comme herbe aromatique. Par contre, certaines espèces de sauge sont purement ornementales.

Echangée contre du thé par les Chinois !

Un diction provençal dit que : Qui a de la sauge dans son jardin, n’a pas besoin d’un médecin

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La tonique Belle de Jour contient de la Sauge

La sauge figure apparemment parmi les plus anciennes plantes cultivées. Utilisée jusqu’en Asie, elle était tellement estimée des Chinois que ces derniers n’hésitaient pas à échanger de précieux thés contre des feuilles de sauge ! Les Grecs, les Romains et les Arabes l’employaient comme tonique et en compresse contre les morsures de serpent.

Les Mayas et les Aztèques ont cultivé une variété locale, le chia (Salvia hispanica), qui a donné son nom à l’État mexicain du Chiapas ; les graines de chia constituaient alors la troisième source alimentaire végétale, après le maïs et le blé. Le chia a cependant ensuite presque disparu de la culture, pour ne subsister qu’à l’état sauvage ; ceci pour des raisons politiques et religieuses, la graine servant de monnaie d’échange et dans les offrandes rituelles. On redécouvre néanmoins aujourd’hui sa richesse nutritionnelle. Pouvant être consommée comme le riz ou la semoule, la graine de chia regorge en effet d’acides gras polyinsaturés, dont plus de 60 % d’oméga-3, tout en étant pratiquement dénuée de composés toxiques. La production de chia connaît donc un nouveau souffle en Amérique centrale et dans le sud des États-Unis.

Une plante fétiche des chamanes et des médecins traditionnels

Certaines espèces de sauges, en particulier la sauge « divinatoire », connue localement sous des noms divers (hojas de la pastora, yerba de María), possèdent des propriétés hallucinogènes, et sont d’ailleurs encore employées comme psychotropes, ou lors de rites chamaniques, dans certaines tribus indiennes d’Amérique. Certains groupes d’Amérindiens mélangeaient aussi la sauge avec de la graisse d’ours pour guérir leurs problèmes de peau. La sauge permettrait également de traiter les verrues.

Au XVIe siècle, le botaniste Jacob Tabernae-Montanus décrivait l’usage fait de la plante par les femmes égyptiennes, qui avaient l’habitude de boire du jus de sauge pour accroître leur fertilité. D’ailleurs, la sauge est encore recommandée pour son action sur le système hormonal féminin, qu’elle aide à réguler. Elle calmerait les maux liés au syndrome pré-menstruel et permettrait un sevrage sans douleur pour les mamans allaitantes, en apaisant les montées de lait.

Au XVIIIe siècle, on roulait les feuilles de sauge comme des cigarettes. Les asthmatiques fumaient ainsi de la sauge dès l’apparition des pollens printaniers. Louis XIV lui-même avait fait de la sauge sa tisane  favorite.

Parmi les nombreuses autres propriétés de la sauge, on peut évoquer ses actions antiseptique, antispasmodique, calmante, antisudorale (les formules déodorantes de cosmétique naturelle intègrent d’ailleurs souvent de la sauge), apéritive, bactéricide, digestive et anti-ballonnements, expectorante, énergétique, laxative… C’est également un fluidifiant sanguin et un diurétique léger. Elle aurait aussi des atouts anti-âge, notamment pour garder une bonne mémoire. Et elle est souvent préconisée contre les bouffées de chaleur, donc une amie à adopter à la ménopause  !

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La calmante Sérénité contient de la sauge

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Le thé du Bouddha, versions japonaise et chinoise !

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Le « thé » du Bouddha Japonais, l’Ama Cha

Etrangement peu connu au Japon, alors qu’il compte pas mal d’amateurs en Europe, l’Amacha  est principalement dégusté dans l’archipel le 8 avril, pour les célébrations de l’anniversaire de Bouddha (Kanbutsue). Il est également préconisé par la tradition pour soigner les allergies printanières, ce qui en fait véritablement un breuvage de début de printemps.

Contrairement à ce que laisse entendre son nom japonais, donc le suffixe cha signifie thé (mais désigne dans la réalité toutes sortes d’infusions), l’Amacha  n’est pas obtenu à part de Camellia Sinensis mais à partir de feuilles d’hortensia japonais (Hydrangea serrata). Il est donc dépourvu de théine. Le préfixe ama désigne quant à lui quelque chose de sucré, de doux, et est très approprié lorsque l’on sait que l’Amacha  contient de la phyllodulcine, un édulcorant près de quatre cents à huit cents fois plus sucrant que le sucre. D’où son goût proche de celui de la stévia ou de la réglisse, très prisé chez nous.

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Le « thé » du Bouddha Chinois Le Fo Tian Cha

Un cousin chinois, le Fo Tian Cha.

La version chinoise de l’Amacha pousse dans la province du Si Chuan, et est composée des jeunes pousses de la même plante. Le Fo Tian Cha a un goût plus frais et une liqueur verte plus transparente que son cousin de l’archipel.

Alors, pour ne pas faire de jaloux et vous permettre de comparer les deux produits, Unami vous propose à la fois la version japonaise et  la version chinoise !

 

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Hydrangea Serrata, Pépiniére de La Thyle Belgique

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Le fenouil, l’emblème de Bacchus !

Le nom générique de fenouil recouvre en réalité une grande variété de plantes herbacées, notamment de la famille des Apiaceae, et dont certaines sont consommables. Originaire du sud de l’Europe et de l’Asie mineure, le fenouil est connu depuis l’Antiquité, qui l’associe à la magie et à Bacchus, et sa culture est déjà recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne.

Le fenouil commun (Foeniculum vulgare, syn. Foeniculum officinale) est une variété utilisée pour l’alimentation, Ce fenouil peut 1,50 à 2,50 m de haut, il aime la chaleur et le soleil, et supporte très bien la sécheresse. Ses fleurs jaunes réunies en ombelles plates apparaissent généralement à la fin de l’été et délivrent un parfum très anisé.

A la fois ami et ennemi des insectes

Le fenouil se récolte d’août à novembre et, dans le folklore marseillais, sa cueillette, lorsqu’il commence à sécher, est une tradition fixée au 29 septembre, jour de la Saint-Michel. On dit qu’ainsi il se conservera toute l’année, gardant tout son parfum et sans attirer les bêtes et parasites, ce que le fenouil, plante « hôte » fait aisément.

Une autre croyance dit qu’il ne faut pas planter le fenouil près de l’aneth, afin d’éviter une hybridation. Mais, en réalité, même si tous deux se ressemblent, ils sont bien distincts. Par contre, il est vrai que le fenouil n’est pas l’ami des tomates, de la coriandre ou des fèves, dont il peut perturber la pousse. Associé à la menthe ou la sauge, il protègerait les choux des chenilles et papillons.

Un allié des cuisiniers…

En cuisine, le fenouil s’utilise comme un légume, et toutes ses parties (racines, feuilles, graines) peuvent être exploitées, crues ou cuites. Avec son goût qui rappelle celui de l’anis (mais moins sucré), le fenouil est fréquemment associé aux poissons, et peut aussi relever salades, légumes et soupes. Les graines de fenouil font d’ailleurs office d’épice ou d’aromate. Le fenouil entre même dans la composition d’apéritifs (pastis, absinthe) et de liqueurs.

… et un atout santé !

En des temps reculés, le fenouil était considéré comme une plante magique, et aussi comme un aphrodisiaque. Dans la Grèce antique, le fenouil sauvage était associé à la claire vision et, pour les Romains, c’était la plante sacrée de Bacchus. Un grand pied de fenouil devenait symbole phallique et emblème du dieu pendant les Bacchanales.

En aromathérapie, le fenouil est également très réputé et constitue l’une des quatre semences chaudes des Anciens, grâce son importante action carminative et eupeptique. On l’utilise notamment pour lutter contre l’aérophagie, les ballonnements, les nausées et maux d’estomac, ou pour faciliter la digestion. Idéal pour terminer un repas un peu riche de façon relaxante !

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L’huile de fenouil est réputée galactogogue et, pour les femmes qui allaitent, l’infusion de fenouil est dite efficace en cas de maux de ventre des nouveaux-nés. En outre, le fenouil est connu pour être riche en antioxydants et avoir des propriétés diurétiques, anti-inflammatoires, anti-spasmodiques, antiseptiques. Il serait aussi efficace pour lutter contre l’hypertension ou l’asthme. Les fruits du fenouil, amers, servent comme expectorants, en tisane ou dans des sirops antitussifs. Enfin, le fenouil est un légume riche en vitamines C, E, et B9.

Bébé heureux avec notre tisane biologique la Bio lactée !

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Néanmoins, malgré ce large éventail de vertus, il faut savoir que le fenouil, s’il est consommé à hautes doses, peut provoquer des convulsions, et de l’abattement. Et aussi qu’il est déconseillé aux personnes allergiques au pollen de bouleau.

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Le ginseng, la racine à forme humaine

Le ginseng (Panax ginseng) est une plante vivace dont dix espèces sont cultivées dans le monde. Les plus célèbres sont Panax ginseng C.A. Meyer, originaire d’Asie du Nord-Est, et Panax quinquefolium (le ginseng américain ou ginseng à cinq folioles, espèce en voie de disparition). On connait la réputation du ginseng en termes de propriétés stimulantes et plus généralement pour ses effets bénéfiques sur la santé. D’ailleurs le nom générique de Panax tire son origine des mots grecs Pan (« tout ») et Akos (« remède ») ;  et l’équivalent français de panax, panacée, évoque un remède parfait, universel.

La précieuse racine en forme d’homme, qui vaut de l’or !

Le ginseng est particulièrement renommé et utilisé en Asie (le ginseng le plus réputé est essentiellement constitué en Chine). Les divers noms asiatiques qui désignent la plante utilisent le signe évoquant l’homme et le ginseng serait donc littéralement « la racine en forme) d’homme ». Cela n’a rien de saugrenu quand on constate que les racines âgées de ginseng peuvent avoir des formes anthropomorphiques, évoquant un tronc, avec des bras et des jambes.

Il existe du ginseng sauvage, dont le rhizome pourra atteindre de fortes sommes lors de ventes aux enchères. Mais le ginseng se raréfie néanmoins à l’état naturel, ce qui a conduit Coréens et Chinois à mettre au point une technique de culture appropriée. La culture du ginseng est très exigeante. Le ginseng a besoin de plusieurs années (jusqu’à sept ans) pour que son rhizome arrive à maturité et puisse acquérir toutes ses qualités. Des qualités qui ont un prix ; le ginseng, même de culture, étant un produit pour le moins coûteux. En Corée du Sud, son commerce est fortement encadré par l’État, afin d’assurer la qualité du label Ginseng coréen, reconnue par un sceau.

Une panacée universelle et surtout un puissant stimulant

Vasomoteur, le ginseng stimule le système nerveux, physique et intellectuel. De caractère adaptogène, il permet une meilleure résistance aux divers stress. Ses principaux constituants bioactifs, les ginsénosides ont des effets anti-inflammatoires, antioxydants et anticancéreux reconnus. Le ginseng est donc principalement utilisé en cas de fatigue générale, physique ou intellectuelle, ou pour stimuler le système immunitaire et la digestion. En Asie, il n’est pas rare de voir les salarymen fatigués et stressés avaler de petites bouteilles de boissons énergisantes à base de ginseng. La racine à forme humaine est donc un élément indispensable de la pharmacopée traditionnelle dans les pays d’Asie, où elle est également considérée comme un aphrodisiaque.

Par contre, il faut être prudent, non seulement car l’action du ginseng sur l’organisme est puissante et peut provoquer des effets secondaires (hypertension, diarrhée, troubles du comportement…), mais aussi parce qu’elle peut interférer avec d’autres traitements. En effet, le ginseng diminue l’efficacité de la warfarine, un anticoagulant et peut interférer lors d’examens permettant de doser le taux dans le sang de dixogine (couramment employée en cas de maladies cardiaques). Le ginseng est donc bien sûr à consommer avec beaucoup de prudence par les femmes enceintes.

Retrouvez le fabuleux ginseng dans deux de nos mélanges : Belle de jour et le Jardin extraordinaire.BelleDeJour-TF19106JardinExtraordinaire-TF19110

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Le gingembre aux pouvoirs magiques !

Le gingembre (Zingiber officinale) est une espèce de plantes tropicales herbacées originaire d’Asie, et dont on utilise largement le rhizome dans le monde entier, en cuisine et dans la médecine traditionnelle. Le nom du gingembre serait dérivé du sanscrit shringavera, qui signifie littéralement  » en forme de bois de cerf « . La plante est apparue dans le sud de l’Inde et en Chine ; c’est l’une des premières épices orientales à faire son entrée en Europe, par l’intermédiaire des marchands arabes,  qui le nomment zenj, mot par lequel ils désignaient aussi les habitants de la côte est de l’Afrique, et d’où vient le nom de Zanzibar, où ils allaient le chercher.

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Un goût unique et hautement apprécié partout dans le monde

Le rhizome de gingembre est très riche en amidon,  protéines, magnésium… Les jeunes rhizomes sont juteux et charnus, avec un goût très doux, tandis que les rhizomes mûrs sont fibreux, presque secs, avec un goût plus prononcé. Plus vieux encore, ils prennent un goût très fort. Leur saveur particulière a en tous cas largement trouvé sa place dans la cuisine asiatique, sous des formes variées. Le gingembre mariné dans le vinaigre (gari) est utilisé au Japon pour  » rincer  » le palais entre deux sushi. En Inde, le gingembre revient fréquemment, dans différents mélanges d’épices et de sauces. En Chine, il est employé pour masquer les odeurs et saveurs fortes (poissons, fruits de mer, poulet, parfois mouton…). Le gingembre est également très utilisé en Europe, souvent sous forme sèche, au goût très différent, notamment dans les desserts et confiseries (gingembre confit, pain d’épices, bonbons…). N’hésitez donc pas à essayer notre gingembre sec bio, du tonus pur dans votre tasse ou votre assiette !

On ne compte pas les boissons non alcoolisées à base de gingembre, la ginger beer (soda) en Jamaïque, le ginger ale dans les pays anglo-saxons… mais aussi nombre de breuvages à consommer avec plus de modération : au Moyen-Âge, le gingembre servait en Europe à la préparation de l’hypocras, une boisson à base de vin de vigne et d’épices et, encore de nos jours, dans le canton de Genève ou à Jarnac notamment, sont produites des liqueurs de gingembre. Le thé et les infusions ne sont pas en reste, et l’on trouve du thé au gingembre aussi bien dans les zones de culture swahilie, en Afrique, qu’en Corée. Nous vous en proposons également : sur une base de thé noir, de thé vert, de maté, de maté vert, de rooibos en infusion pour affronter l’hiver ou avec des notes plus toniques et ensoleillées. Sans oublier notre mélange ayurvédique à préparer en décoction !

Une plante aux pouvoirs quasi-magiques

Depuis l’Antiquité, le gingembre a été considéré comme une plante magique et aphrodisiaque. On dit ainsi que les Bacchantes composaient des filtres d’amours incluant du gingembre. Le Kâmasûtra évoque également son usage. Cette réputation a perduré au fil des siècles et Madame du Barry en aurait donné à ses amants. Aujourd’hui encore, en Afrique de l’Ouest, le jus pressé et sucré de gingembre est considéré comme ayant des effets aphrodisiaques.

Au XIIIe siècle, la célèbre Sainte Hildegarde déconseillait le gingembre aux personnes en bonne santé, mais le conseillait par contre en cas d’affaiblissement ! Pourtant, des textes indiens remontant aussi loin que l’an 1000 avant notre ère prescrivaient déjà le gingembre pour soigner divers maux, allant de l’asthme aux hémorroïdes. Le gingembre constitue d’ailleurs toujours un favori de la médecine asiatique, qui le propose notamment contre le mal des transports, ou aux femmes enceintes pour combattre les nausées matinales. Il est réputé avoir des propriétés antiémétiques, anti-inflammatoires, d’être un antioxydant efficace, de soulager la nausée postopératoire, et il serait également anti-migraineux. Le gingembre a par ailleurs un effet protecteur sur la muqueuse gastrique et combat les insuffisances biliaire et pancréatique ; il fait baisser les taux de cholestérol, de triglycérides sanguins, d’acides gras… Un véritable champion de la santé donc !

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La camomille romaine

CamomilleRomaine-TF18520Bien qu’elle soit surtout connue pour sa capacité à accentuer les reflets blonds, la camomille n’est pas réservée aux blondes, loin de là ! C’est une plante aux riches vertus, et qui peut se décliner sous de multiples formes (tisane, crème, homéopathie…).

Un nom trompeur

Par le nom générique de camomille, sont en fait désignées diverses plantes. Celle que l’on consomme couramment en sous forme de tisane, en cuisine ou encore dans la cosmétique, est la camomille romaine, une plante herbacée vivace de la famille des Astéracées. Il ne faut pas la confondre avec deux autres plantes médicinales proches,  appelées la « petite camomille » et la « grande » camomille, ou avec la camomille allemande. Une certaine confusion semble en fait régner dans les recherches et références sur la camomille.

En outre, contrairement à ce que son nom laisse entendre, la camomille romaine est originaire de la façade atlantique de l’Europe (Portugal, Espagne, France, Royaume-Uni, Irlande) et d’Afrique du Nord (Maroc, Algérie). Elle a ensuite été introduite en Europe centrale et de l’est, en Australie et Nouvelle-Zélande, ainsi que dans certaines régions de l’Amérique du Nord. En France, c’est l’Anjou qui fournit plus de 90% de la production de camomille romaine.

De nombreux usages, sous des formes variées

La camomille a une durée de vie courte, fleurit de juillet à septembre, et peut avoir jusqu’à 30 centimètres de hauteur. Dans un sol sec sablonneux, elle peut pousser jusqu’à 1000 mètres d’altitude.

Très aromatique, la camomille romaine a de nombreux usages et propriétés (elle est par contre déconseillée aux femmes enceintes). Elle est notamment réputée pour son action dans le traitement symptomatique des troubles digestifs (ballonnements, digestion lente, éructations, flatulences, diarrhée…) et elle donc idéale en infusion en fin de repas. Comme elle favorise également le sommeil, elle sera parfaite pour terminer un repas du soir.

Mais elle peut aussi être appliquée en usage local pour calmer les crevasses, écorchures, piqûres d’insectes… ou pour calmer des yeux irrités ou fatigués. On la préconise aussi sous forme de collutoire ou pastille comme antalgique dans les affections de la cavité buccale ou du pharynx, ou en bain de bouche pour l’hygiène buccale. Enfin, la camomille romaine offre une huile essentielle aux nombreuses propriétés.

Découvrez ici notre camomille romaine à infuser

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La verveine, plante magique

La verveine a de tous temps été considérée comme une plante aux vertus magiques. Les Romains l’avaient dédiée à Vénus (et l’appelaient Veneris herba : herbe de Vénus ou Veneris vena : veine de Vénus), la croyant capable de rallumer les feux d’un amour sur le point de s’éteindre. Ils en offraient également des bouquets pour le nouvel an, en guise de porte-bonheur et ils la faisaient tremper dans l’eau qui servait à arroser les salles de banquet.

De même, les druides, avant d’opérer un sacrifice, lavaient leur autel avec de l’infusion de fleurs de verveine et, chez les Germains, les prêtresses se coiffaient d’une couronne de verveine.

Toujours associée à l’amour, elle continua à être utilisée au fil des siècles pour la confection de filtres, et aidait aussi à prédire l’avenir, à jeter des sorts ou au contraire à en lever. Elle était sensée également protéger les maisons contre les esprits malins, grâce à une branche accrochée à la porte d’entrée. Bref, une plante pleine de pouvoirs et de mystères ! Verveine-TF18580

Plusieurs types de verveine

Il existe en fait plusieurs types de verveine :

- la verveine odorante (verveine odorante, verveine citronnelle, verveine du Pérou), un arbuste de 1 à 3 mètres de hauteur, originaire d’Amérique du Sud et poussant jusqu’à 3000 mètres d’altitude ;

- la verveine officinale, plante vivace inodorante et amère dont les tiges ont de 30 à 60 cm de hauteur, capable de pousser jusqu’à 1500 mètres d’altitude et dont la floraison a lieu de mars à octobre (la récolte des plantes se faisant juste avant la floraison).

La première est cultivée pour ses feuilles très parfumées au goût de citron, qui permet d’aromatiser des préparations culinaires. Elle est également dégustée en infusion ou liqueur. C’est cette plante qui est vendue sous le nom de « verveine » en pharmacie et en herboristerie. En effet, elle est fébrifuge, antispasmodique, antifongique, et légèrement sédative. Elle permet aussi de lutter contre la mauvaise haleine. Enfin, on en extrait aussi une huile essentielle, utilisée en cosmétique.

La seconde, robuste et facile à cultiver, est utilisée pour ses vertus anti-inflammatoires, digestives, stomachiques, relaxantes, pour combattre fièvre, migraines et vertiges, et même la grippe. Elle est efficace contre les rhumatismes, les douleurs provoquées par les coups et ecchymoses.

Par contre, attention, elle est à éviter pour les femmes enceintes et les enfants en bas-âge.

Avertissement : ces articles sont publiés à titre uniquement informatif et ne peuvent servir de base à une auto-médication. Consultez un professionnel de la santé avant toute utilisation à usage médical d’une des plantes présentées sur ce site.