Cynorhodon

Le cynorhodon, une plante poil à gratter !

Le cynorhodon (ou cynorrhodon, ou encore « gousson ») est le fruit du rosier et de l’églantier, plus exactement le faux-fruit.  Le terme cynorhodon vient du grec kunorhodon, qui signifie « rose de chien », un nom étrange inspiré par les propriétés attribuées à la racine de l’églantier dans la lutte contre la rage.

Fruit ou faux-fruit ?

Les fruits proprement dits du rosier sont en fait des akènes situés à l’intérieur du cynorhodon. Il y en a généralement entre vingt et trente, chacun contenant une graine. Ils deviennent comestibles quand ils sont blets, mais sont assez astringents, acides, et leurs poils sont irritants. Le cynorhodon lui-même a un aspect charnu, une forme ovoïde allongée, ouverte au sommet et plus ou moins globuleuse. Il prend une couleur rouge orangé quand il est à maturité, vers octobre-novembre dans l’hémisphère nord.

Grâce à sa résistance hivernale (il peut rester accroché au plant tout l’hiver) et ses nombreuses vertus, le cynorhodon a constitué un allié précieux dans l’alimentation de bien des peuplades sur la planète. Chez les Esquimaux d’Alaska, il servait ainsi à la préparation d’une sorte de pudding, sa pulpe étant écrasée avec de l’huile de phoque, de l’eau et du sucre ; ou bien, on incorporait les baies à un plat de queues de saumon pré-mastiquées puis séchées.

Une plante poil-à-gratter mais néanmoins riche en vertus

Le cynorhodon contient des poils qui doivent être soigneusement enlevés car ils sont très irritants pour la peau et les muqueuses. Il peuvent même fournir du poil à gratter ! Mais le cynorhodon se fait vite pardonner car il est aussi riche en vitamines C (vingt fois plus que les agrumes !), B et PP, en provitamine A, en sels minéraux. Il contient aussi des sucres (saccharose, lévulose). Dans les remèdes populaires, le cynorhodon est fréquemment employé, notamment contre les diarrhées, l’asthénie… Les herboristes préconisent les poils de cynorhodons, pris à jeun enrobés dans du miel, pour venir à bout des ascaris.

Le fruit de l’églantier s’utilise surtout cuit, en confitures (notamment en Alsace), en gelées, en marmelade, en sirops et liqueurs… Le cynorhodon se grignote quand il est suffisamment mou que la pulpe sorte tandis que les poils et les pépins restent dans la peau. Les pépins peuvent servir pour des décoctions.

Le cynorhodon est également largement utilisé pour la préparation de boissons diverses. Séché et réduit en poudre, il sert pour l’obtention de tisanes, et on peut également en faire de la bière ou du vin. En Suède, le cynorhodon est à la base du nyponsoppa, littéralement soupe de cynorrhodon, un dessert souvent servi avec du lait et de la crème ou de la glace à la vanille. En Arménie, on boit le jus du cynorhodon et, en Tchétchénie, il sert à la préparation de thé.

Une plante donc à la fois à prendre avec des pincettes mais également amie de l’organisme ! Unami l’a incorporée dans diverses compositions comme le mélange sérénité, dans son Jardin extraordinaire et dans son Tigre volant, allié de la circulation.

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Sérénité une tisane relaxante au Cynorhodon

 Avertissement : ces articles sont publiés à titre uniquement informatif et ne peuvent servir de base à une auto-médication. Consultez un professionnel de la santé avant toute utilisation à usage médical d’une des plantes présentées sur ce site.

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