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Introduction au thé Coréen

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Si l’on devait décerner un prix au pays d’Asie Pacifique ayant la culture du thé la plus méconnue du public, alors la Corée serait probablement la grande gagnante de cet exercice. Malgré ses récents succès en terme d’export (notamment en produits électroniques, culturels, mécaniques et cosmétiques) et dotée d’une histoire pourtant liée au thé depuis ses origines, la Corée n’a pas encore su exporter massivement sa vision du thé à l’international, souvent éclipsée par ses deux grands voisins experts de l’infusion que sont le Japon et la Chine.

Il est souvent dit à propos de la culture coréenne qu’il s’agit d’un trésor, mais un trésor bien peu accessible aux non-initiés. Une rapide explication autour de l’histoire du pays aide à comprendre ce commentaire. Pays ermite longtemps opposé à son ouverture vers l’occident, sa position géographique de « carrefour » entre la Russie, la Chine et le Japon et les objets de valeur qu’ils ont réalisé tout au long de leur histoire ont attisé de nombreuses convoitises chez leurs voisins, résultant par de nombreuses invasions et conflits d’intérêts. Les Coréens ont donc rapidement assimilé les étrangers à des menaces potentielles, et ont longtemps boudé le partage culturel avec l’occident. L’une des autres raisons est également une perte importante du patrimoine local suite aux invasions précédemment citées, des trésors nationaux existent encore, cependant l’accès à ceux-ci nécessitera plus d’efforts de la part des voyageurs afin d’y accéder, à l’image de ces temples bouddhistes perchés au sommet des montagnes de la péninsule (et ayant probablement survécu de par leur position géographique).

Le thé coréen, en tant que produit culturel, est à l’image de ce patrimoine : important, mais difficile d’accès.

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Arrivé en Corée par une importation de graines venues de Chine, le thé coréen est un thé traditionnellement vert (bien qu’il existe également un excellent thé noir) qui fut premièrement cultivé dans le sud de la péninsule pour ensuite se répandre à travers le pays. Sa couleur est jaunâtre et sa fabrication, bien qu’inspirée par les traditions chinoises, reste toutefois différente à plusieurs égards notamment au niveau de la cuisson. Son goût est souvent situé entre le thé chinois et japonais, dans la mesure où le niveau d’amertume et de fraicheur est différent de ce qui est traditionnellement produit par ses deux illustres voisins.

Kévin Michalak pour UNAMI, Maison et Salon de Thé

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