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Les thés du matin calme, les thés coréens

Les thés coréens sont encore méconnus, mais ils sont pourtant dignes d’intérêt. La maison Unami a donc décidé de proposer une gamme complète de thés coréens, devenant ainsi une des pionnières de la diffusion du thé du pays du matin calme en France et en Belgique.

Les thés coréens sont principalement des thés verts. Les premiers témoignages précis de la culture de la plante dans la péninsule datent de la période du Silla unifié (668-935), contemporaine de celle des Tang (618-907) en Chine. Des plants de thé auraient été introduits dans le royaume coréen par un ambassadeur de retour de la cour chinoise, au début du IXe siècle, et plantés dans les montagnes méridionales (Mont Chiri).

Le thé a dès lors été régulièrement offert en offrande à Bouddha ou aux esprits des ancêtres, mais était également consommé à des fins médicinales. Un art du thé se mit en place durant la période Koryo (935-1392). Pratiquées lors de grandes occasions (fêtes nationales, réceptions d’ambassades étrangères, hommages aux grands ancêtres), ces nouvelles cérémonies utilisèrent du thé réduit en poudre, selon le modèle chinois. Le thé était bu dans de larges bols, notamment dans les célèbres céladons, et le rituel prit une dimension aristocratique et solennelle, loin de la simplicité et du recueillement prônés précédemment.

Thés verts Coréen
Thé vert Coréen Wojeon

Durant la période Yi (1392-1910), le thé allait cependant se démocratiser en Corée, et l’infusion des feuilles remplaça le thé en poudre. Le thé devint avec le temps un élément incontournable des grands événements de la vie (passage à l’âge adulte, mariages, funérailles, commémorations, réceptions d’invités de marque…), tandis que le Palais royal abandonnait cependant presque totalement l’usage du thé pour les cérémonies, lui préférant le vin de riz. Les moines bouddhistes, par contre, restèrent fidèles au thé, et leurs cérémonies retrouvèrent la simplicité d’antan, d’autant que le thé allait faire l’objet d’un lourd impôt, qui freina sa production et sa consommation, un phénomène encore accentué par le recul du bouddhisme face au confucianisme. Les plantations de thé ne purent dès lors survivre que dans le sud.

Après ces siècles difficiles, la production de thé semble cependant connaître une nouvelle vigueur en Corée, encore principalement dans la partie méridionale de la péninsule. L’île de Jeju et la région de Hadong sont particulièrement réputées pour la qualité de leur production.

Enfin, il faut savoir que, outre sa production de thé vert, la Corée produit des « thés médicinaux » qui remportent un certain succès à l’étranger, notamment au Japon. Il s’agit en fait d’infusions, même si on leur donne le nom de thé. Citons parmi elles le yujacha, confiture de yuzu coréen que l’on fait chauffer avec de l’eau et qui est recommandée en cas de rhume ou début de grippe ; ou le saeggangcha (au gingembre) et l’insamcha (au ginseng), tous deux très dynamisants et donc à consommer avec modération ou bien encore les feuilles de lotus entières récoltées au sein du mont Jiri. Selon la médecine traditionelle coréenne, ces feuilles sont reconnues pour être relaxantes et pour aider le système de purification du sang, et contribuent également à prévenir les insomnies.

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